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san sebastian

C'est par le biais d'une rencontre professionnelle que Gilles Vangelisti, melgorien de souche élevé dans le berceau de la bouvine, en est arrivé à faire ses premiers pas dans le milieu de la tauromachie espagnole. Jeune avocat spécialisé dans les finances, il tisse à partir de 1985 des liens étroits avec le nouvel impresario des arènes de Nîmes : Simon Casas. Et c'est encore par son intermédiaire, ou plutôt par l'entremise de son veedor Curro Caro qu'il réalise, près de vingt-cinq ans après, son rêve d'enfance. Celui de devenir manadier. Mais contrairement aux vaches qu'il voyait paître au Pays dans ses rêves de mioche, celles qui sont arrivées fin 2008 au campo de Fontanes (34) n'ont pas les cornes en forme de lyre et présentent des robes plutôt colorées... Et pour cause : Elles arrivent tout droit de la finca "La Marquesa", siège de la ganaderia Torrehandilla. Ainsi est née la ganaderia San Sebastian,  nom hispanisé du lieu-dit qu’habite la famille dans le Gard.

« Je ne sais pas si je verrais un jour l'aboutissement de tout cela... Mon fils Mathieu peut-être. Mais ce qui m'intéresse n'est pas là. Ce que j'aime, c'est construire et apprendre. Et pour l'instant, je construis et j'apprends tous les jours et ça suffit à mon bonheur » précise le nouveau ganadero. « Pour le moment, j'ai l'impression de te faire effectuer une visite de chantier, aussi bien du côté de l'élevage lui-même que des bâtiments. Mais lorsqu'il est venu sur le terrain, Curro Caro nous a dit qu'une fois tout construit, ce serait un vrai petit Paradis. Alors il nous tarde d'y être. J'espère que nous pourrons tienter cet automne dans notre placita... ».

Au pied du Pic Saint-Loup, sur les contreforts des Cévennes héraultaises, 120 hectares de bois et de garrigues sont proposés aux 39 vaches de ventre, toutes porteuses de la célèbre étoile du fer de Jandilla. Les ont rejoint deux sementales de Jose Vazquez et un Tabernero de Vilvis, prêtés par Simon Casas. "Lorsqu'on se lance dans ce genre d’entreprise, on prend forcément des risques. Avec une telle origine, on les limite un peu." Et les premiers éléments de réponse pourraient arriver cet automne donc, lorsque les 8 vaquillas et les deux machos de deux ans seront testés « dans l’intimité… Je ne suis pas du genre à m’afficher en public trop rapidement. Je veux prendre le temps de faire les choses bien. Pour la suite, on verra… »

Et la suite, ce sont les 22 veaux derniers nés qui représentent l’avenir de cette nouvelle ganaderia, la cinquantième inscrite à l’Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat.

La tauromachie à la française ne s'est jamais aussi bien portée, tant du côté des toreros que de celui des éleveurs... Tout au moins si on en juge par les résultats, car de nombreux ganaderos rencontrent beaucoup de difficultés à écouler leur produits. Souhaitons donc à San Sebastian de trouver sa place dans ce contexte et à Gilles Vangelisti de continuer longtemps à construire, apprendre et s'enthousiasmer au milieu de son troupeau.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : El Tico photos

 



 

 

 

 

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