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Cayetano Ortiz : Chronique d'un retour annoncé

 

cayetano ortiz

Photo : El Tico

Après avoir effectué des débuts prometteurs dans notre Sud-Est dans la catégorie des non piquées, le jeune biterrois Cayetano Ortiz semblait avoir disparu un temps du paysage taurin national. L'an passé, de bons échos le concernant ont franchi les Pyrénées, signes positifs d'un passage en piquée couronné de succès. Cette saison, il pourra compter sur Jean-Marie Bourret et Serge Alméras pour l'encadrer et lui faire retrouver très rapidement, le chemin des ruedos de son sol natal.

CorridaFrance : Bonjour Gaetan. On t’avait connu novillero sans picador très en vue dans notre Pays et on te retrouve en ce début 2011 parmi les promesses les plus sérieuses pour la saison à venir en piquée, après quelques mois d’absence de notre paysage taurin national. Quel a été ton parcours entre les deux ?

Cayetano Ortiz : Bonjour. Tout d'abord, après mon apprentissage à l'Ecole taurine de Béziers, je suis allé chez le Maestro Ruiz Miguel a Los Barrios en Andalousie, où j'ai pu toréer entre 35 et 40 novilladas sans picadors. Par la suite, lors d'un tentadero dans la région de Madrid, j'ai rencontré Curro et Don Luis Alvarez avec lequels j'ai signé un contrat d'apoderamiento d'un an. En 2009, j'ai toréé 15 novilladas sans picadors. Puis, j'ai débuté avec picadors en avril 2010 à Talamanca del Jarama. A partir de là, j'ai toréé 6 novilladas piquées en Espagne.  

CorridaFrance : Quel bilan dresses-tu de ta temporada 2010 ?

Cayetano Ortiz : Cette temporada n'a pas été facile pour moi. On connait la situation actuelle de la fiesta : Il y a beaucoup de novilleros pour peu de novilladas. Les places sont chères. Cette année j'ai toréé 6 novilladas dans la région de Madrid. J'ai débuté en piquée en avril et n'ai plus toréé jusqu'a fin août.. Mentalement ça a été dur pour moi car je ne voyais pas les contrats arriver. Je me posais pas mal de questions. Puis ensuite, j'ai toréé et triomphé a Añover de Tajo le 25 août, en coupant deux oreilles lors d'une novillada d'Adolfo Rodriguez Montecinos. J'ai combattu les Adolfos a Villaseca, puis j'ai toréé 4 novilladas en septembre en terminant la saison a Moralzarzal avec des novillos de Perez Villena, et en coupant une oreille. Comme je le disais auparavant, vu la situation de crise que traverse la tauromachie, toréer six novilladas ce n'est pas trop mal même si on espère toujours plus. Mais la difficulté m'a permis de me remettre en question et de me persuader qu'il ne faut jamais baisser les bras.

CorridaFrance : Comment s’est déroulée ta rencontre avec tes nouveaux apoderados ?

Cayetano Ortiz : Une fois ma temporada terminée, je me suis mis en contact avec Jean-Marie Bourret pour lui demander conseil. Puis Jean Marie et Serge Almeras sont venus me voir toréer lors des journées taurines biterroise fin octobre. Ensuite nous nous sommes réunis pour en parler et voila. Je suis content de la décision que nous avons prise. Jean Marie et Serge sont deux personnes extraordinaires, ils sont trés motivés et ça se ressent. Ca me donne beaucoup de moral. Ils ont été clairs avec moi dés le début. Ils ne m'ont pas fait miroiter des choses qui ne vont pas se réaliser par la suite. Ca ne sert a rien. Nous savons tous les trois que ca va être trés difficile cette année. On repart a zéro. Ensuite, c'est à moi de démontrer en piste que j'ai quelque chose à dire dans cette profession.

CorridaFrance : En quoi est-ce important d’avoir un grand professionnel comme Jean-Marie Bourret à tes côtés ?

Cayetano Ortiz : C'est une chance pour moi d'avoir Jean Marie a mes côtés. On connaît sa trajectoire taurine. C'est un grand professionnel et une grande personne. Il a gagné le respect de tous les taurins. Il a été durant plus d'une décennie dans les rangs de la premiere Figura actuelle : Cela veut tout dire. J'ai plein de choses à apprendre de lui. Il a une aficion démesurée. Il peut m'apporter énormement et je ne demande qu'a écouter ses conseils.

cayetano

Photo : Daniel Daudet - Añover de Tajo 2010

CorridaFrance : Où t’entraines-tu habituellement et avec qui ?

Cayetano Ortiz : L'an dernier, je me suis entraîné à Las Rozas, à côté de Madrid avec Eugenio de Mora, Luis Bolivar et Ambel Posada. Ce sont des amis. On commençait le matin à 10 heures par un petit footing, puis ensuite nous faisions du physique durant une heure, du toreo de salon pendant deux heures et demi  et une séance d'étirements. Il y avait une très bonne ambiance. Cet hiver je me suis entraîné a Béziers avec mon ami Tomas Cerqueira en attendant de repartir sur l'Espagne dans les prochains jours, où je vais descendre m'entraîner chez le Maestro Ruiz Miguel avec mon banderillero de confiance. Je retourne sur Los Barrios car là-bas, j'ai une deuxième famille. Je me sens très a gusto et près du campo et des toros, c'est primordial.

CorridaFrance : Quelles sont tes attentes pour la prochaine saison ?

Cayetano Ortiz : L'objectif pour cette nouvelle temporada serait de toréer entre dix et quinze novilladas en essayant de rentrer dans des férias importantes. C'est ambitieux de dire ça, mais je pense que dans la vie, l'ambition est ce qui t'aide à aller de l'avant. Pour cela nous allons beaucoup travailler cet hiver, tienter et tuer des toros a puerta cerrada. 

CorridaFrance : As-tu déjà quelques certitudes sur les contours de ta temporada et peux-tu nous en parler ?

Cayetano Ortiz : Je n ai aucune certitude pour le moment. Je sais seulement qu'il y a certaines choses en bonne voie. Jean Marie et Serge travaillent beaucoup. Ma seule préoccupation a l'heure actuelle est de me préparer au maximum.

CorridaFrance : Comment vois-tu la suite de ta carrière ?

Cayetano Ortiz : En tauromachie on ne peut pas planifier une carriere. Chaque torero est différent et nécessite plus ou moins de temps pour percer. Comme dirait le Maestro Ruiz Miguel " Ser figura del toreo es mas complicado que tragarse un gato vivo" ... Cela veut tout dire. Je n'ai qu'un rêve depuis que je me suis lancé dans les toros, c'est de devenir figura del toreo. Je ne sais pas si j'y arriverai un jour, mais je vais tout faire pour y parvenir car je n'ai que cette obsession dans ma tête : Les toros. 

CorridaFrance : Quel est ton torero favori ? Pourquoi ?

Cayetano Ortiz : Avec toutes les figuras qui ont marqué la tauromachie, il est difficile pour moi de faire un choix. Mais il est vrai que j'affectionne tout particulièrement le toreo du maestro Manzanares père et de Joselito, deux toreros retirés. Ce qui me fascine chez Manzanares c'est son charisme et sa façon de composer, de présenter la muleta et la lenteur avec laquelle il torée. Il est capable en un muletazo de changer la donne. Chez Joselito c'est sa sérénité. Il torée avec un tel relâchement que l'on oublie qu'il fait passer un toro de 500 kilos. Je trouve çà magique. J'ai aussi vu beaucoup de videos du Viti et je l'admire énormement. Pour les figuras actuelles El Juli, Ponce, Morante, Manzanares fils et les francais Castella et Juan Bautista. J'ai eu la chance de tienter avec ce dernier. Il a confirmé cette année en triomphant de nouveau à Madrid. Il a un concept qui me plait beaucoup.

CorridaFrance : Merci Gaëtan et suerte pour la suite de ta carrière.

Propos recueillis par Laurent Deloye "El Tico"

 

 

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