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Scamandre : La bravoure à tous les étages...

 

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Photo : El Tico

"Il faudra un de ces jours que je vienne shooter ta corrida d'Arles. Tu me le diras quand ça t'ira bien, quand elle sera prête ?". "Elle peut sortir demain...". Le ton est donné. Avec Olivier Riboulet, on arrive en général rapidement au but... "Une corrida pour Arles, tu penses bien qu'elle est prête depuis un petit moment. Et celle-là, tu la connais. Tu étais venu la voir alors que les toros étaient cuatreños... Personne n'en a voulu l'an dernier. Elle a maintenant cinq ans, mais elle n'est pas terrifiante. Elle est basse. Bon, elle est armée pour une arène de première, mais tu sais, en Espagne, Ponce et les autres figuras tuent les mêmes... ".

Le maître des lieux étant retenu en Cévennes avec les vaches, le patrimoine de la ganaderia, c'est avec Philippe, le mayoral que nous allons arriber en cette douce matinée de février. Dès le premier clos, il n'y a pas de doute, le caractère bien trempé des produits maisons est palpable : Deux vaches se flanquent une rouste mémorable à quelques mètres de la remorque. Le bruit des frontaux qui s'entrechoquent est impressionnant...

"C'est du desecho de tienta", prévient Philippe, "si elles ne prennent pas leur huit rencontres, elles sont éliminées. Olivier est très dur pour la sélection". C'est le prix à payer pour retrouver la qualité et le crédit qu'avaient les toros du Scamandre du temps de Jean Riboulet, le fondateur de la ganaderia. Car à partir de la disparition de son père, bien des malheurs se sont abattus sur le jeune éleveur :

- Un abattage sanitaire du troupeau tout d'abord. Olivier obtint le droit de tuer ses produits en privé afin de recueillir sur les meilleurs les précieuses paillettes qui lui permettront de retrouver un jour la fameuse origine Pedrajas dont les Riboulet sont depuis toujours épris.

- Des inondations ensuite... Et quelles inondations... Olivier Riboulet sauvera ses vaches une à une en les regroupant sur le seul îlot disponible de cette Petite-Camargue submergée. Ce n'est qu'une fois les dernières hors de danger qu'il consentira à se laisser évacuer en hélicoptère...

Ces vaches sauvées des eaux venaient d'être acquises chez Valdefresno. Ce sont les mères des toros qui défendront les couleurs de la devise en Arles le 24 avril prochain. "Il y en avait onze... Depuis quelques jours il n'y en a plus que dix. Dis-le, sur ton site que ce n'est ni Luc Jalabert ni moi qui choisirons... Ce sont les toros qui se choisiront eux-même d'ici Pâques..." Nous avait prévenu le ganadero. "Et passe-moi un coup de fil après, pour me dire ce que tu en penses..."

Rien à dire Olivier. C'est du bon travail et les aficionados ne devraient pas être déçus. Pour ce qui est des hommes, ils ont du pain sur la planche, assurément. Mais la première corrida de cette origine, lidiée à Saint-Gilles en 2009, a reçu le prix de meilleur lot de la temporada par l'Association des Critiques Taurins de France et par l'Union des Clubs Taurins Paul Ricard. Dix ans jour pour jour après qu'une corrida de la marque ait été récompensée de la même façon... C'était dans les arènes d'Arles. Un bon présage ?...

Le 24 avril prochain, à 11 heures, six toros de la ganaderia du Scamandre seront combattus par Luis Vilches ; Israël Tellez et Marco Leal.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : photos

 

 

 

 

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