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LOGO "L'effet papillon", par Jacques Lanfranchi

mariiposa

Photo : La mariposa. Symbole de l'insurrection à l'époque des guerres d'indépendance. Une fleur que l'on retrouve presque partout à Cuba.

Chacun connaît le célèbre mécanisme météorologique ; le battement d’aile d’un papillon dans un hémisphère entraine une tempête dans l’autre hémisphère terrestre.

Comment la « bufonada de Quito »* qui se déroule n’entraine t-elle pas un séisme dans le milieu taurin européen ?

Lettres aux aficionados, blogs, sms, e-mails, medias indignés, toute la palette de communication est utilisée pour dénoncer ce premier pas vers l’abolition de la corrida avec mise à mort.

Que nenni, quant aux actions possibles !

Soyons pragmatiques et récapitulons : les éleveurs de toros de combat, avec aficion et abnégation élèvent cette race précise pour qu’elle soit lidiée et mise à mort.

Les matadors de toros avec aficion et courage lidient et mettent à mort les toros

Les empresas avec aficion et intelligence organisent la rencontre des deux dans des plazas romaines ou pas, couvertes ou pas, de première catégorie ou pas.

Les aficionados avec aficion et conviction achètent les places dans les dites plazas pour voir un spectacle taurin avec mise à mort.

Vente, achat, honoraires, cachets, émoluments, bénéfices, pertes : la dynamique du commerce.

La base pour élaborer des cartels s’articule tout d’abord vers une option torerista ou torista dans le premier cas, c’est le top ten de l’escalafon (les dix premiers) où s’effectue le choix des maestros, par exemple El Fandi (1), Talavante (4) et Enrique Ponce (5) Sébastien Castella (8) qui toréent tous à Quito.

Dans le deuxième cas, ce sont les belluaires, plus bas généralement dans le classement : Miguel Abellan, Yvan Fandiño, Antonio Ferrera, David Mora, Rafaelillo.

Rappelons qu’Enrique Ponce vient de recevoir des mains du Roi une distinction pour l’ensemble de sa carrière (méritoire), que David Mora va vers une moisson de trophées (méritée) pour sa temporada qui commencera d’ailleurs à Arles dans le club le plus torista de la ville. Quand à Silveti, il fait partie d’un dynastie de toreros mexicains bien connue.

Tout cela manque un peu d’éthique, de morale professionnelle, compte tenu de leurs positions de maestros, je ne pense pas que cela soit financier…Seulement un égarement, mais quel égarement ! Décision d’apoderados pour certains toreros, mais pour d’autres ?

La solution est simple et certainement plus difficile à réaliser. Boycottons en tant qu’aficionados puisqu’on est des clients, les cartels où apparaissent ces messieurs.

Moins de monde, moins d’argent, baisse de leurs honoraires, voire une non programmation.

Boycott que l’on paye sa place ou pas (callejon), black out de la presse et des médias sur les spectacles où ils seront programmés.

Sommes-nous prêts à ce type d’actions dites militantes ? Le grand Luis Miguel Dominguin n’a t’il pas dit : « l’avenir de la fiesta brava, c’est l’aficion française », la question est posée.

Quito a déjà agité l’aile du papillon (ah ! la Mariposa célèbre passe de cape du grand torero Marcial Lalanda) à nous de déclencher le cyclone !

Avec les premiers frimas de l’hiver, nous allons tous penser à l’autre hémisphère plus chaud pour s’éloigner des turpitudes taurines de l’équateur, je vous conseille d’écouter «  Pueblo Nuevo » du célèbre groupe cubain Buena Vista Social Club et le solo de cuivre de Manuel Curajira Mirabal.

lalanda

Jacques Lanfranchi

3 décembre 2011

* la corrida mutilida par Paco Gamez

Nb : Jean Baptiste Jalabert, El Juli et José Maria Manzanarés pour les plus connus ont refusé la mascarade équatorienne. Total respect Maestros

 

 

 

 

 

 

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