bonnes fetes
reportages 2007 2008 2010 2011 campo
lequipe
cartels archives liens mentions legales

 
 
 

 

 

 
 

 
 
contact
 

 

LOGO

 

juan bautista
Photo : Daniel Chicot

Après l'annulation de la novillada matinale, personne n'en menait large alors que les areneros ôtaient, sous la pluie, une bâche qui avait cependant parfaitement rempli son office jusqu'ici. Mais finalement, c'est par une meteo plutôt clémente que s'est courue cette deuxième corrida vespérale, terminée sur le triomphe de l'enfant du Pays, Juan Bautista.

Les toros de Núñez del Cuvillo, bien présentés ont développé des comportements très inégaux, allant du noble second au compliqué sixième, en passant par un très brave quatrième qui laissa malheureusement toutes ses forces dans le caparaçon du groupe équestre armé par la Cavalerie Alain Bonijol.

Juan Mora a prouvé en quelques occasions qu'il était effectivement de la trempe des triomphateurs de Madrid. Tauromachie minimaliste, ultra-classique, verticale, entièrement basée sur la domination, le natif de Plasencia a du composer avec deux adversaires faiblards, le premier occis d'une quasi entière suivie d'un descabello ; le second sorti arrêté des piques couché d'une épée suspecte.

Une nouvelle fois, Juan Bautista a franchi en triomphateur la grande porte de ses arènes d'Arles après avoir coupé les deux oreilles de son premier opposant. Par le passé quelques un de ses triomphes avaient pu donner l'impression d'avoir été arrachés "au forceps" face à un public parfois très dur avec lui. Aujourd'hui, c'est un torero mature, sûr de lui car en pleine possession de ses moyens, laissant son toro se reprendre quand il le faut et prenant le temps d'afiner ses trajectoires qui a remporté un succès important en arène de première catégorie pour ce qui est encore le début de temporada. Le Camarguais s'est montré doux et suave avec son noble premier, dont il fallait prendre soin et qu'il a estoqué de trois-quart de lame d'effet rapide. Et c'est dommage que le cinquième du jour ne se soit blessé à l'antérieur gauche, car bien que plus compliqué que le précédent il venait de rompre et laissait entrevoir la possibilité d'un nouveau trophée.

Toujours aussi facile aux banderilles, El Fandi a malheureusement croisé le chemin d'un premier toro faiblard qui n'a pu soutenir longtemps la tauromachie... virile du Granadino. Il s'est toutefois battu comme un beau diable pour lui faire gagner quelques centimètres à chaque passe, avant de le coucher en deux envois. Le sixième du jour développant une pointe de genio ne lui a laissé aucune option. Encore une fois, le leader de l'escalafon 2010, assez rare dans nos contrées en repart bredouille.

Arles - 23 avril 2011 - soir

2/3 d'arène - Temps variable

6 toros de Núñez del Cuvillo bien présentés, donnant un jeu très inégal pour cause de faiblesse la plupart du temps. Le meilleur a été le deuxième, lidié par Juan Bautista ; mention pour le brave quatrième, malheureusement arrivé arrêté au troisième tiers et au cinquième avant qu'il ne se blesse à l'antérieur gauche. Le dernier se révéla rapidement dangereux, développant une pointe de genio.

Juan Mora : Applaudisements / Salut

Juan Bautista : Deux oreilles après avis / Salut

El Fandi : Applaudissements / Silence

 

Reportage photographique : ElTico photos

 

 

 

 

RETOUR