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Vergèze (30) - 03/04/2011 soir : Triste ouverture...

 

vergeze

Photos : El Tico

Lorsque l'on a des Yonnet au cartel, on peut s'attendre à tout. Mais peut-être pas à autant de faiblesse et de manque de race... Superbement présentés, les pensionnaires de la Belugue se sont rapidement dégonflés à la sortie des piques, n'offrant que peu de charges à leurs opposants du jour, un peu dépités malgré tous leurs efforts pour animer la tarde.

Vergèze (30).

Toros de Yonnet - Plein apparent - Temps ensoleillé, sans vent.

Guillermo Albán, vuelta al ruedo / Salut

Marc Serrano, vuelta al ruedo / Applaudissements

Paco Ramos, Silence après avis / Salut.

La chronique de Marie Barcelo :

5 toros de Hubert Yonnet 5

1 toro de Francoise Yonnet 1

pour

Guillermo Alban ; Marc Serrano et Paco Ramos


Guillermo Alban bénéficia d'un toro veleto et tout en muscles qui sembla montrer de bonnes dispositions dans le capote assuré de Alban, du côté droit surtout. L'animal poussa bien lors de la première rencontre bien que sur une corne. La première aurait été suffisante mais il y retourna pourtant brièvement. C'est donc un toro beaucoup plus réservé qui fut rendu au torero et ce dès les banderilles. Aidé de sa muleta il parvint tout de même grâce à une tauromachie classique et très légère, à exploiter les charges de l'animal qui humilia malgré tout. A gauche, et comme il l'avait déjà laissé prédire, ce dernier compliqua les choses. Une entière et descabello, vuelta.

Son second fut moins convainquant à la pique, poussant tantôt sur une corne, tantôt sur l'autre. Le début de faena fut chaotique. Toro au sol, leurre arraché, le public s'impatiente... A droite pourtant l'animal de la noblesse, humiliant bien et franchement. Dommage qu'il fallut tant insister sur le toque. C'est d'ailleurs pour cela que l'ensemble alla peu à peu a menos, obligeant le torero à se résoudre à prendre l'épée. Une demie-lame, salut aux tiers.

Marc Serrano: Le deuxième toro de la course fut invité d'une bien belle manière dans la cape de Marc Serrano, aussi à l'aise qu'élégant jusque dans la mise en suerte du toro face au cheval qu'il ne rencontra qu'une fois. Muleta en main il courut d'abord en arrière afin de permettre au toro de se ré-oxygéner. Ce n'est qu'après cela qu'il tenta de se poser, n'effaçant pas pour autant un gros problème de faiblesse. A gauche il se révéla impossible. Sur l'autre corne donc, il fut patient et trouva peu à peu un semblant d'émotion. Une entière et vuelta.

L'unique exemplaire de Françoise Yonnet, fils de Pescaluno (novillo de Hubert Yonnet gracié à Lunel en 2002) fut plus compliqué à lidier car plus indécis et discret. Il se fit néanmoins remarquer lors de la deuxième rencontre avec le cheval puisqu'il le déplaça longuement bien que la tête haute. Afin de corriger l'attitude dispersée et dangereuse du toro, Marc Serrano le régla dès le départ par doblones très bas. Il dut ensuite beaucoup insister pour animer le bicho mais toute sa bonne volonté et son sens de l'entrega ne suffirent pas. Trois pinchazos et une trois-quart de lame.

Paco Ramos: Son premier lui exposa clairement la situation d'entrée, serrant à gauche et révélant quelques signes de faiblesse. Cependant il poussa bien sous le fer mais trop longuement. Le changement de tiers fut refusé et le toro poussa donc une seconde fois. Mais si le public prit du plaisir à le revoir face au cheval, le torero ne fut sans doute pas du même avis. En effet, après l'avoir brindé aux areneros, il se dédia à une tâche peu aisée. Puisque l'animal se retournait extrêmement court, lui laissant à peine le temps de se replacer. Un pinchazo, une entière et descabello.

Son second ne manqua pas de dynamisme à la cape et fut prompt au moindre toque. La première pique fut longue et appuyée bien que le toro manqua de régularité. La seconde de très près fut meilleure. Muleta en main, Ramos s'autorisa un temps d'adaptation et de réglages divers la main basse. Toujours sans précipitation, il soigna ses déplacements et toqua toujours très fort de manière à pouvoir exploiter au mieux les quelques élans de combativité du toro. C'est à gauche que surgirent les plus jolis gestes. Une entière.

Marie Barcelo

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

 

 

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