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Bayonne (07/08/2011) : Juan Bautista a hombros !

 

bayonne

Photo : Pierre Charrain

En tauromachie il faut croire aux miracles pour preuve et malgré des prévisions météorologiques pessimistes le soleil s'est invité en barrera pour cette corrida de clôture de la feria de Bayonne.
Grand plein, plus de billets et un peu de revente attestant de l'attrait du grand public pour de tels carteles. On clôturait donc en ce 7 août avec un encierro de VEGAHERMOSA (Jandilla) très bien présenté. Du trapio, des cornes effilées, de la bravoure et de la noblesse un peu entachée par un brin de soseria.

Contre toute attente et au grand dam de la foule c'est un petit Français, Juan BAUTISTA (brique et or – oreille et oreille) qui a damé le pion à celui que tous attendaient Jose Tomas. Largas d'accueil et capoteo enjoué avant deux puyazos économiques et salut de Domingo Navarro aux palos. Juan brinde au public et nous sert une entrée en matière torera, genoux en terre. « Forjador » se lasse, s'échappe et l'Arlésien se fâche, va obliger l'animal à collaborer. La gauche est coriace mais la musique joue avant ¾ de lame al encuentro couchant l'adversaire. Nouvelle oreille après une seconde faena débutée prudemment. Puyazo en brave, vuelta de campana, picotazo et brindis à Jose Tomas suivi d'une faena rendue quelque peu ordinaire « Embajador » n'ayant plus de jus. La gauche est aléatoire, le final sans l'épée et l'entière efficace. Juste assez pour ouvrir la grande porte.

On l'attendait, il est venu et s'est montré certes torero mais ce n'était pas vraiment le Jose TOMAS (blé murissant et or – oreille après avis et salut aux tercios après avis) tant attendu. Son premier combat, ornementé d'un quite ovationné et offert au public, mais se révélera assez quelconque à l'identique de l'adversaire. On promène beaucoup sans trop s'imposer. Entière, avis, oreille et petite bronca à la présidence sans que l'on comprenne s'il fallait une autre oreille ou si celle accordée était de trop ?. Le capote est alluré pour réceptionner « Biologo "avant que celui ci ne soit copieusement piqué sous deux puyazos costauds. Pas de brindis et accueil pliant le cornu suivi d'une faena au centre et des deux cotés. Les deux semblent manquer de tonus avant une lame un peu derrière.

Relevant de sa grave blessure du 14 juillet dernier à Pamplona, Juan MORA (vert amande et or – silence et salut) en aura rassuré plus d'un, il est toujours aussi élégant. Bien reçu, son premier ne semblera pas l'inspirer outre mesure et la faena sera vite conclue de plusieurs tentatives déplaisant au conclave. Du grand beau face à son second, astifino, reçu par de superbes naturelles d'entrée de jeu. Soso à droite le maestro refuse la musique alors que l'un et l'autre manquent un peu de « chispa ». Dommage pour nous on ferme « Lachepaillet » et rendez-vous est pris pour septembre.

 

Pierre Charrain

Reportage photographique : Pierre Charrain photos

 

 

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