bonnes fetes
reportages 2007 2008 2010 2011 campo
lequipe
cartels archives liens mentions legales

 
 
 

 

 

 
 

 
 
contact
 

 

LOGO
Bayonne (06/08/2011) : A vite oublier !

 

bayonne

Photo : Pierre Charrain

Certes il était aujourd'hui bien difficile de faire abstraction de la corrida d'hier et de ne juger que cette corrida d'un triste et pluvieux 6 août. Pluie dès le second exemplaire de FLOR DE JARA qui, comme ses frères était bien présenté mais avait oublié sa caste au campo dans les près de Carlos Aragon Cancela. Quel gâchis pour au moins deux d'entre eux (1er et 6ème) plus proches du bovin que du toro de lidia. Sifflets ou huées à l'arrastre pour tous hormis le troisième.

Le seul apte à servir fut justement ce troisième tombé par chance dans les mains d'un David MORA (turquoise et or – oreille et vuelta) impressionnant. Capote sous des rafales de vent, risque calculé face à « Palmeño » allant prendre deux puyazos en brave. Brindis au public garnissant une moitié d'arène et faena adaptée aux conditions assez bonnes du cornu qui sera occis d'une entière portée avec foi. Sa seconde faena débutera face au sixième bis magnifique, le titulaire ayant été changé, de belle façon au capote puis … après un cordial brindis à Simon Casas on appréciera vraiment les efforts du Madrilène pour tenter de bouger le bloc dangereux de marbre avec parfois quelque réussite. Vuelta sous la pluie, obligatoire.

Notre national Julien LESCARRET (noir et or – salut et silence après avis) a joué de malchance face à un premier, joli cardeno, Julien sera manifestement gêné par le vent et par un animal refusant de se déplacer. ¾ de lame coucheront le vil animal. Beau et lourd son second s'endormira sous deux rations de fer avant de rechigner à se prêter au jeu d'une muleta sincère et disposée à faire au mieux. Julien reste calme et torée comme il se devait avant une lame nécessitant plusieurs descabellos.

Et Luis BOLIVAR (rouge et azabache – silence et silence) dans tout cela ? Décevant dirons certains face à un premier quasi criminel, sans option, couché d'une lame à la va vite. Torero par contre face à un second, cardeno typé, qu'il recevra discrètement. Pas de brindis et entame de faena agréable à mi hauteur. Doux muletazos que l'on ne pouvait pas prévoir sur la droite et quelques essais sur une gauche « piquante ». Mete y saca qui videra le cornu et qui lui vaudra quelques sifflets.


A noter d'exemplaires prestations de Morenito de Arles, Manolito de Los Reyes, El Chano tenus de saluer ou bien encore de Mercalzo puntillant le 6ème magistralement depuis le burladero. Ole pour ceux que l'on appelle des subalternes.

Pierre Charrain

Reportage photographique : Pierre Charrain photos

 

 

RETOUR