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Bayonne (05/08/2011) : « Gracias Joselito ! »

 

bayonne

Photo : Pierre Charrain

Cri venu des tendidos qui résume à lui seul cette corrida du 5 août dans les
arènes de Bayonne remplies aux deux tiers. Quelle course M'sieurs Dames et quel encierro envoyé de chez le maestro Joselito de EL TAJO y LA REINA. Finement roulés, colorés aux cornes acérées, sans graisse inutile ils ont entretenu toute cette après-midi. Nobles sans mièvrerie, braves pour la plupart ils ont vendu chèrement leurs vies et ont été ovationnés à l'arrastre. Palme pour le troisième, une peinture honorée d'une vuelta al ruedo. Mais pour un tel lot il fallait au paseo des maestros et nous en avons eu au moins deux qui ont joué parfaitement le jeu dangereux.

Moins à l'aise Curro DIAZ (vert bouteille et or – silence et salut aux tercios) n'a pas trouvé chez ses deux adversaires un terrain de franche entente. Son premier, fléchissant parfois, renifle le sable, réfléchit et se retourne comme un vrai chat ne dévoilant un torero sincère malgré tout. La lame est très, très peu en place alors que le toro est applaudi un peu prématurément. Deux rations de fer, quelques gouttes de pluie avant brindis au public de son second combat qui débute calmement et s'améliore lorsque le maestro donne de l'amplitude à de jolies séries. La gauche reste hors sujet, petite bousculade, le torero ne conduisant que peu la charge. Autre lame défectueuse mais suffisante.

Juli, Juli ! Et combien le Madrilène Julian LOPEZ « EL JULI » (vert amande et or– deux oreilles et oreille) a mérité ces cris ! Qui d'autre aurait toréé un deuxième bis du même fer, le premier étant retourné aux toriles pour boiterie, avec tant de métier ? Noble avec moteur « Haragano » prendra le maestro par surprise sur un retour et lui infligera une très spectaculaire voltereta pendant de longues secondes. Fort heureusement on ne constatera qu'une plaie au cuir chevelu et sûrement de beaux bleus demain matin. « Pas grave je reviens te mâter et te tuer d'un estoconazo de catégorie. » Déchaînement sur les tendidos pour deux oreilles exigées et accordées avant passage à l'infirmerie. Nouvelle oreille suite à son second combat au cours duquel on aura droit à une nouvelle leçon de toreo, de bon toreo sincère et varié tant au capote qu'à la muleta. Partition torera sous les notes servie à un toro racé, collaborateur des deux bords, avec quelques scories en fin de vie donnée d'une lame contraire et d'un descabello.

Afin de ne pas être en reste le jeunot de cette course mémorable, Daniel LUQUE ( brique et or – deux oreilles et deux oreilles) s'arrimera sans faillir face à ses deux opposants. Son premier, celui de la vuelta al ruedo, qui répète des deux bords, répond au moindre cite sera entrepris, après brindis au public, magistralement. Séries allurées, parfumées, andalouses des deux bords avant lame caidita et lutte du fauve contre la mort, ovationnée. Bis repetita pour sa seconde faena débutée tel un « mort de faim », Ole ! Salut d'Antonio Manuel Punta après palos extra et nouvel ouvrage ciselé avant que « Pocosol » ne fléchisse, ouvre la bouche et ne transmette plus trop. Le Sevillan s'arrime et nous offre quelques séries ourlées enjolivées de naturelles pointues. Au bilan vuelta chaleureuse du mayoral en compagnie d'un Juli et d'un Luque ravis alors que la foule scandait Joselito, Joselito !

Pierre Charrain

Reportage photographique : Pierre Charrain photos

 

 

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