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Hagetmau (01/08/2011) : Miuras d'antan

 

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Photo : Grande estocade de Javier Jimenez (photo Nadège Vidal)

Une novillada de Miura c’est autre chose. Les pensionnaires de Zahariche ont leur réputation de combattants méchants, pervers parfois. Hier à Hagetmau on a retrouvé par moment ce parfum des Miuras d’antan. L’ensemble était il faut souligner fort bien présenté, le cinquième en particulier : « Cisquero », castaño bragado, fut le dur de l’après-midi, se retournant comme un chat et marchant sur l’homme. Aucun ne brilla sous la pique et la plupart sortirent seuls. Le plus noble fut le second avec une pointe de faiblesse et même de soseria. Il sort de tout dans la maison Miura et les amateurs en auront eu pour leur argent.

Il fallait un sacré courage et une bonne dose de métier pour ces « combats douteux ». Damian Castaño ne manque pas de cœur mais il n’a pas forcément l’expérience nécessaire. Il tua très mal ses deux toros et ne reçut pas le prix de sa vaillance.

Emilio Huertas ,  protégé de Tomas Campuzano, tomba d’abord sur le plus comestible du lot, un véritable « carreton ». Il le tua d’une bonne lame et coupa un premier trophée. Il s’en vit des pierres à son second passage face au fameux « Cisquero » qui l’avisa dès le début, lui       infligeant plusieurs désarmés voltereta. Après un tiers de banderilles exceptionnel, le gamin ne plia pas mais ne put jamais dominer cet adversaire redoutable. Une demi-lame suivie d’une kirielle de descabellos, le Miura luttant jusqu’à la fin.

Avec un peu plus de réussite, Javier Jimenez  eut pu remporter le gros lot et sortir en triomphe. Le troisième était sérieux mais maniable et sa faena fut conclue par une très belle épée en décomposant les temps, d’effet immédiat. Le président se fit prier mais il finit par accorder une oreille contestée par une partie du public. Javier ne cala devant l’ultime retors qui tournait court et encensait de ses armures impressionnantes. Il se fit prendre sur un final par molinetes qui ne s’imposaient pas vraiment.  Tuant en trois temps, il fut invité à saluer. Les trois jeunes gens se firent applaudir à leur sortie.

 

Pierre Vidal

 

 

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