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Feria du Riz en Arles

6 "Jandilla" 6

pour

Julio Aparicio

Matias Tejela

Jose Maria Manzanares

Conditions climatiques : Estivales

Entrée : 7/10ème arène

tejela

Photo : El Tico

Si Matias Tejela est sorti a hombros des arènes d'Arles avec quatre oreilles en poche, et deux grandes prestations à son actif, le triomphateur affectif de la tarde pourrait bien rester dans le coeur des Arlésiens Jose Maria Manzanares. Incompris lors de son premier combat, il fut privé injustement d'un deuxième trophée à l'issue de sa deuxième actuacion, une de celles qui marquent les arènes...

Le lot de "Jandilla", globalement bien présenté à l'exception du premier, a joué le rôle qu'on espérait en la circonstance. Douze piques en tout, ce sont les 3ème et 5ème qui se sont montrés supérieurs dans cet exercice. Ensuite, tous se sont révélés collaborateurs à différents degrés, hormis le quatrième.

Julio Aparicio : A touché le lot le moins intéressant certainement. Son premier, petitou, se révéla faible et sans transmission. Le Maestro construisit une faena technique, parsemée de détails agréables, face à un adversaire qui humiliait peu. Son deuxième exemplaire lui sembla trop violent, bien qu'il eut sûrement fait l'affaire de plus d'un, et le sévillan abrégea sous les sifflets. Applaudissements / Sifflets

Matias Tejela bénéficiait d'une substitution suite au forfait d'"El Cid", blessé, et n'a pas laissé passer l'occasion d'un beau triomphe face à deux bons toros. Son premier adversaire était meilleur à droite qu'à gauche, ce qui n'empêcha pas le madrilène de le dominer sur les deux pitons, avant de le coucher d'une entière en place. Toujours parfait esthétiquement, technique et classieux, il passe souvent pour un torero froid qui a du mal à transmettre. Ce qui le prive de quelques trophées. Peut-être est-ce parce qu'il avait trouvé plus froid que lui, mais face à son second adversaire, plus complet que le premier, il sut gagner l'adhésion du public, notamment sur deux séries de passes en rond en fin de faena. Une nouvelle belle estocade libérait deux nouvelles oreilles. Deux oreilles / Deux oreilles.

Jose Maria Manzanares : Ce qui fait aussi la beauté de la tauromachie, c'est qu'il se passe parfois des choses inexplicables. Qu'on échappe souvent à tout cartésianisme. Que l'évidence du moment n'est pas la même pour tout le monde. Que peut-on reprocher au premier combat de Jose Maria Manzanares aujourd'hui en Arles ? Tous ses muletazos étaient parfaits. Le toro répondait à toutes ses sollicitations. Sa plastique et son esthétique étaient, bien entendu, idéales... Mais la mayonnaise n'a pas pris. Peut-être que cette trop grande facilité dans le geste le dessert. L'attitude délicieusement hautaine qu'il affiche peut laisser penser qu'il torée pour lui, et ne livre rien... Mais heureusement, lorsqu'arriva dans sa muleta le suave dernier, qui s'était pourtant molesté lors d'une vuelta de campana sur un piton peu de temps après sa sortie en piste, l'évidence du temple de l'Alicantin s'imposa à tous. Et cette fois-ci, la faena a transmis. Et au moment de demander les trophées, après que le toro ait été roulé sur le sable d'une entière engagée, une grosse pétition monta des gradins, qui n'atteint cependant la Présidence que partiellement, celui-ci n'accordant qu'une oreille. Mais une fois Tejela sorti à dos d'homme, Jose Maria Manzanares fit une nouvelle vuelta, seul en piste, sous les acclamations d'un public cette fois conquis. Salut / Oreille.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : "El Tico" photos

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