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Feria du Riz en Arles

6 becerros de Gallon 6

pour

Sofianito

El Tolosa

Gregorio Lopez

Morad Balti

Michelito

 

Conditions climatiques : Estivales

Entrée : 1/2 arène

salida

Photo : El Tico

Sofianito se jeta à genoux au toril et bien que le toro l'ignora, il répéta l'opération contre les planches, puis découvrit un excellent becerro doté d'une réelle mobilité. Élevé aux banderilles, il réalisa entre autres un méritoire quiebro dans les planches. Muleta en main il fallut être présent pour réussir à exploiter les arrancades de cet adversaire, ce qu'il sut faire par moments, à droite surtout. Une oreille

El Tolosa: Motivé par ce résultat, il attendit lui aussi son becerro à genoux avant de le toréer avec une grande quiétude et une vraie classe par véroniques. S'ensuivirent une série de quites marquant la captivante competencia entre ces arlésiens: Gregorio Lopez sur un surprenant quite par lopezinas puis Hugo à nouveaux par gaoneras impliquées. Décidément déchaîné, El Tolosa s'assit sur l'estribo lors de la réception de muleta sans broncher, avant de se glisser définitivement dans le peau d'un torero fin et réfléchi. Après un avertissement il comprit vite que ce bon becerro nécessitait pourtant à gauche un toque ferme. A droite en revanche aucun souci, que du plaisir au contraire: le becerro vint fort et de loin, ne décrochant jamais du galop durant plusieurs séries. Sur de lui le novillero parvint à dominer sa fougue: la preuve en est qu'il réussit quelques manoletinas dans les règles de l'art. Un pinchazo, une entière. Une oreille.

 

Michelito: Vêtu d'un costume mexicain et armé d'un sourire en faire fondre plus d'un, il réalisé une réception de cape toute personnelle, très intrégué et optant pour la touche artiste. Il brinda au maire d'Arles Mr Hervé Schiavetti avant de dévoiler un petit torero d'une dextérité frappante, jamais bousculé, jamais rattrapé, se sortant de chaque situation avec malice. Il servit ensuite quelques derechazos posé sur les reins toujours dans cette note baroque qui lui est propre, saupoudrant le tout de quelques rémates et détails délicieux, le tout avec beaucoup de goût. Deux oreilles symboliques.

Son deuxième ralenti par une longue course à travers la piste se révéla plus court. Pas de problème, Michelito s'adapta en brodant, et sut malgré tout convaincre son public. Une oreille symbolique.

Gregorio Lopez fut enjoué à la cape, évaluant les capacités de son exemplaire avant de le brinder à Paquito Leal. Et le résultat tomba vite: chargeant lui aussi à la moindre sollicitation et de loin, ce becerro offrit à nouveau à son torero une véritable opportunité de triompher. Malheureusement un échec aux aciers vint ternir le tableau. Silence.

Morad Balti fut époustouflant d'aguante à la sortie de son becerro: de dos au centre de la piste, réalisant une gaonera passée à quelques millimètres. Décidément ces arlésiens font preuve d'une détermination à toute épreuve. Morad fut la révélation de cette matinée, enchainant à la muleta des passes plus suaves les unes que les autres, posé et serein. Le becerro quant à lui fit honneur à ses frères, noble et d'une franchise implacable. Le jeune arlésien finit par s'imposer au novillo, marquant son terrain et ne faisant pas cas des bousculades. Une entière. Deux oreilles. Vuelta posthume pour le becerro.

Marie Barcelo

Becerrada matinale:


Michel Gallon: "Les becerros qui m'ont le plus plu ce sont les deux premiers, celui de Sofianito et de El Tolosa alors que celui de Gregorio Lopez était le moins bon selon moi. Je suis surtout ravi de l'attitude du public qui réagit très bien, favorisant ainsi une bonne ambiance. J'ai beaucoup apprécié les représentations de Michelito et je suis ravi que son premier lui ait permis de briller car même si c'était une sans picador le stress était bien présent... c'est Arles tout de même!"
A propos du becerro de Morad Balti auquel il a coupé deux oreilles: "J'avais confiance en cet exemplaire. Son frère avait été attribué à Jonathan Veyrunes dans ces mêmes arènes en 2004 et s'était révélé intéressant."
 
Michel Lagravère, papa de Michelito: "J'ai été ravi de l'accueil qu'à réservé le public à mon fils. Et puis voir autant de monde c'est fantastique! C'est même historique pour une becerrada d'école taurine! Quant à Michelito il est content de résultat même s'il râlait d'avoir des becerros si petits. Il les préfèrent plus âgés car moins courts et moins gênants. D'ailleurs en Amérique du sud il torée des novillos du même trapio que ceux des arlésiens!"
 
Corrida de Jandilla: Luc Jalabert: "Le premier toro était bon mais n'humiliait pas, une gêne pour Julio Aparicio. Le deuxième quant à lui se retournait court."
 
José Maria Manzanares au sujet de son premier toro: "La seule chose qu'il manquait à ce toro c'était plus de répétition afin de transmettre vraiment au public. "
 
Jean-Bourret: Banderillero retraité au service d'Enrique Ponce pendant dix ans: "José Maria Manzanares je le connais depuis qu'il est tout petit! Et même s'il a décidé de devenir torero très tard, il démarre aujourd'hui une magnifique carrière et son corte est très agréable. "

Marie Barcelo

 

Reportage photographique : "El Tico" photos

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