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Les deux soeurs d'Arles

chemin du thym

las dos hermanas

 

Deux ans après sa présentation en corrida sous le fer de « Piedras Rojas », l'ami Patrick Laugier revient en terres arlésiennes avec son nouveau fer, ou plutôt celui de ses filles : « Las Dos Hermanas ».

On se rappelle qu'en 2007, la corrida de « Piedras Rojas » avait tenu en haleine le conclave deux heures et demi durant, les pensionnaires du Mas de l'Ilon vendant chèrement leur peau. Trop chèrement d'ailleurs au goût du patron. Mais le résultat était là : Les spectateurs avaient apprécié le spectacle, applaudissant à l'arrastre cinq des six exemplaires. Et Julien Miletto avait écrit une des plus belles pages de sa jeune carrière, même si cela s'était fait dans la douleur.

Depuis, les novillos de la maison ont connu des fortunes diverses, décevants à Vauvert et Lunel, relevant la tête à Istres. Mais les toros "made in Laugier" ont permis une belle après-midi à Palavas à la fin du mois d'avril 2008. Tout cela pour dire que l'élevage d'un tel ganado n'est pas un long fleuve tranquille, et que chez les Laugier, on sait se remettre en question pour repartir du bon pied. La passion du campo et le respect du public sont les moteurs de ce travailleur acharné. Il nous a présenté la semaine dernière les fiers représentants de sa nouvelle devise, qui seront combattus le 12 avril prochain pour la Féria 2009.

Huit novillos de « Las Dos Hermanas » ont été pré-sélectionnés et « appartés ». Il reste quelques semaines pour peaufiner leur préparation, mais d'ores et déjà, leur ganadero affirme : « La novillada est homogène. A part un ou peut être deux exemplaires, on dirait qu'ils sont sortis du même moule. Et puis peut-être dans ces deux, il y aura le sobrero. C'est une jolie novillada, prête pour sortir en Arles ».

Patrick Laugier fonde beaucoup d'espoir sur l'ascendance « Juan Pedro » de ses toros. Pour la présentation du fer chez lui, il est heureux que Marco Léal figure au cartel : « C'est une valeur sûre et il a souvent triomphé avec mes novillos ».

Il espère que l'autre arlésien « Tomasito » aura l'occasion de confirmer tous les espoirs qui reposent sur ses épaules, même si ses dernières prestations dans ces arènes ont laissé un goût d'inachevé. Avec un hiver, de la maturité et une belle entame à Samadet en plus, cela pourrait être le cas.

Enfin, il y a l'inconnue Luis-Miguel Casares, du moins en ce qui concerne notre Sud-Est et avec chevaux. Mais il vient de couper une oreille de poids à Valencia, et Pâques n'est pas si loin...

La balle est donc maintenant dans le camp des toreros. Le ganadero, lui, n'est plus maître de son destin.

Mais pour avoir vu quelques unes des soeurs des titulaires en tienta, il se pourrait qu'on passe un très bon moment le dimanche 12 avril au matin....

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : "El Tico"photos

 

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