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Féria de Pentecôte à Nîmes

Vendredi 29 mai 2009 -soir

6 Garcigrande 6

pour

Javier Conde ; José Tomas et Matias Tejela

Entrée : No hay billetes

Temps : Très beau temps chaud - Mistral soufflant parfois par rafales.

Dans des arènes archi-combles, le héros du jour n'aura pas été celui que tout le monde attendait, mais le toro "Lanero", n°83, 488 kgs, negro, de la Ganaderia "Garcigrande", qui rejoindra dans quelques jours les pâturages salmantins qui l'ont vu naître. Et celui qui lui a pardonné la vie n'est pas non plus celui à qui le rôle allait le mieux, puisque c'est un grand Javier Conde qui a su profiter à l'envi de cet extraordinaire combattant.

Si les possibilités offertes par les deux encierros étaient comparables, la corrida de "Garcigrande" a été supérieure en race à celle de "Zalduendo" tuée par Aparicio ; Juli et Castella. Le troisième du lot, "Explosivo", n°19, colorado, a été primé d'une vuelta al ruedo. Les 1er (chûte de la cavalerie) ; 3ème et 4ème ont été les meilleurs sous le fer. Les 2ème ; 5ème et 6ème ont été plus compliqués (le lot de José Tomas dans sa totalité donc).

Javier Conde : Après un début de faena décidé, le malagueno sembla géné par le vent et abrégea laborieusement devant un premier toro qui marchait beaucoup, mais moins que certains de ses compagnons d'encierro.. Après cet échec, il se devait de réagir et il le fit de belle manière, dans son style, s'appuyant volontiers sur les extraordinaires qualités de "Lanero" que le sort avait mis sur son passage. Inventif et cabotin, Javier Conde reconquit son public qui sait, quand le moment est opportun, encenser ceux qu'il a brûlé quelques minutes avant. Au terme d'une faena croissante d'intensité, le toro répétant avec race inlassablement dans le leurre, quelques "indultos" fusèrent qui ne provoquèrent pasde grande hésitation pour la présidence du jour et le mouchoir orange fut de sortie. Les vaches de "Garcigrande" méritent bien un semental de cette trempe. Quelques sifflets / Deux oreilles et queue symboliques

Jose Tomas : A dix sept heures quinze, les amphis étaient pleins... C'est tout dire. Mais s'il remplit toujours partout où il passe, ce José Tomas là a changé. Tout d'abord, il sourit. Ensuite, il est moins statique. Certains le lui reprocheront certainement dans quelques temps, mais celà nous a en tous cas permis de le voir à Nîmes aujourd'hui. Ce qui n'avait pas été le cas l'année dernière. D'ailleurs, le fait est qu'il n'a pas encore été blessé cette année. Voila pour les détracteurs de sa tauromachie hiératique, dont j'avoue faire partie quelquefois. Lorsque sortit son premier toro, après qu'il lui ait sauté deux fois au cou et pris trois piques sur le passage tant sa lidia semblait compliquée, on crut se diriger vers un non-évènement. Mais ce José Tomas là, avant d'aller s'enfermer dans ce terrain intimiste où lui seul semble en mesure de rester, domina son adversaire et le transforma en quelques muletazos en collaborateur zélé. L'estocade ne fut pas un modèle du genre, mélange de recibir et de suerte de recours, mais c'était la seule façon de coucher ce bicho toujours en mouvement. Le cinquième du jour lui ressemblait étrangement, par le comportement s'entend. Le torero de Galpagar s'accomoda de ses charges désordonnées et le coucha également d'une lame de recours au terme d'une faena démarrée sur des bases élevées, mais que la condition du toro avait revues à la baisse. Mais le contrat était rempli. Deux Oreilles / Oreilles

Matias Tejela : Difficile de passer après le Monstre... Mais le madrilène profita de l'excellent troisième pour réaliser une prestation importante, allurée et inspirée, bien loin des faenas esthétiques mais monotones qu'on lui avait connu par le passé, après un triomphe à "Las Ventas" peut-être venu trop tôt dans sa carrière. Il avait déjà été très bon face aux rugueux Pilar de l'année dernière, payant son engagement de son sang. Il semble avoir franchi un palier supplémentaire aujourd'hui, ajoutant à son important bagage technique un toreo de sentiment tout à fait agréable. Le dernier de l'envoi ne lui proposa que peu d'option, et son score en resta là, lui interdisant d'accompagner ses compagnons de cartel par la Porte des Consuls. Deux oreilles / Salut

Laurent Deloye "El Tico"

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

 

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