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Féria de l'Ascension à Alès

Dimanche 24 mai 2009

6 Palha 6

pour

Juan José Padilla ; Cesar Gijon et Salvador Cortes

Entrée : 7/10ème d'arène

Temps : Temps estival.

Lorsque, comme à Alès, on se revendique d'une tauromachie stricte et sans concession, basée sur le Toro et le strit respect du règlement, les évènements qui ont entaché la fin de la corrida de clôture ne peuvent être que très dommageables.

Car en effet, si l'on en juge par la fréquentation des arènes pour les deux spectacles phares du cycle, cette édition aura été un succès. Il faut dire que les affiches avaient été soigneusement construites dans le créneau considéré, avec côté toros deux marques réputées et côté toreros, des hommes pour les combattre. Seule la présence de Cesar Gijon pouvait surprendre. Mais s'il avait triomphé, on aurait crié au génie. De même, le remplacement d'Alberto Aguilar avait été bien maîtrisé. L'engagement de Salvador Cortes était très logique, même si on aurait préféré un français. Il y en a quelques uns qui se débrouillent pas mal dans ce style de corrida.

Arrivé sur place, encore du sérieux : Un service d'ordre très zélé fouille trois fois par jour les sacs des photographes. Et pour l'entrée des accrédités, la porte principale et non celle des cuadrillas, où vous retrouverez cinq minutes après, de toutes façons, la personne qui vous a refoulé puisque les photographes ont leur espace réservé à côté du patio des cuadrillas... Du sérieux vous dis-je.

Ensuite, au résutat : Les toros n'ont pas été bons, mais c'est comme les melons...

Les toreros ont fait ce qu'ils ont pu, certains plus que d'autres. C'est facile à écrire, mais lorsqu'on se retrouve entre les cornes d'un manso, ça se discute...

Alors on ne peut tenir responsable les organisateurs de tout ce que je viens d'énoncer. Si la tauromachie était écrite d'avance, elle présenterait bien moins d'intérêt, convenez-en...

Et on ne peut même pas la tenir responsable du fait qu'une présidence, la même qui avait accordé la vuelta à un manso de gala l'année passée, mais c'est du domaine de l'anecdote, a gâché la fin de cette corrida dominicale la faisant virer à la charlotade en stoppant une faena à la cinquième minute d'un mouchoir blanc, non pas pour faire jouer un pasodoble, ce qui était déjà fort peu opportun, mais pour sonner un avis... Et ce qui est dommageable, c'est que c'est peut-être ça dont on se souviendra... Et si l'on ajoute que le public n'a jamais été informé de la situation de Padilla, jusqu'à ce qu'il le demande finalement très gentiment, cela fait beaucoup...

Car pour le reste, pas grand chose : Six Palhas de morphologies différentes, la plupart mansos hormis le dernier, protesté pour boîterie mais qui prendra deux bonnes piques les reins mis. Spectaculaires au fer face aux chevaux de la Cavalerie Heyral, ils auront manifesté plus de violence que de réelle bravoure.

Juan José Padilla : Sera blessé par son premier qui passait sans conviction à gauche, mais pas du tout à droite. Projeté au sol, le jerezan sera relevé au bout du piton sous la chaquetilla, durant quelques secondes d'effroi. Souffrant d'une suspiscion de luxation de l'épaule, il quitera la plaza pour passer des radios et ne reviendra pas. Applaudissements.

Cesar Gijon : Restera inédit. Manquant de confiance et vraisemblablement de pratique devant un tel bétail, il ne sut tirer aucun parti du peu de charge de ses adversaires. Silence / Silence / Silence

Salvador Cortes : Après trois piques dont deux citées de loin mais sans mettre les reins, le Palha arriva mobile dans la muleta du Sévillan qui, par un début de faena engagé, fit miroiter l'espoir d'un possible succés. Hélas, le travail alla de mas a menos et une vilaine atravesada priva définitivement Cortes d'un trophée. Son deuxième adversaire sema la panique, projetant le picador de porte au centre du ruedo. Mais il n'y eut aucune discussion possible muleta en mains, chacun des deux adversaires restant campé sur ses positions.

 

Laurent Deloye "El Tico"

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

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