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Féria d'Istres

Dimanche 21 juin 2009

6 "Yonnet" 6

pour

Marco Leal

Santiago Naranjo

Raul Rivera

Entrée : 1/2 arène

Temps : Soleil mais vent froid soufflant en rafales

Sérieuse novillada de Yonnet qui, fidèle à sa légende demanda un certain métier aux jeunes novilleros, avec quelques complications mais pas inintéressante pour l'aficionado.

Marco Leal (rouge et or) sut faire face aux charges toniques et répétées de son novillo qui prit une pique. Il lui servit ensuite un quite par navarras adapté à ses forces réduites. Il partagea ensuite les palos avec ses deux confrères pour un tercio chargé d'émotion, et ceci du à une piste peut être trop arrosée et glissante. Marco troqua donc les zapatillas pour les crampons avant de se diriger vers Hubert Yonnet pour lui brinder son novillo. Dans la muleta ce dernier se révéla peu collaborateur à droite et pas plus amical à gauche... Le vent n'aidant en rien, Marco prit donc le temps de calculer sa stratégie avant de réussir à le soumettre sur quelques naturelles appréciées. Sans lui avancer le leurre afin de pouvoir le conduire plus loin,il usa aussi d'un toque sévère, cherchant encore à le dominer complètement, ce qu'il réussit finalement en ayant trouvé le principal secret: la bonne distance. Un pinchazo, une 3/4 de lame.

Il fut enjoué à la cape par chicuelinas lors de la réception de son second. Muleta en main et après une rencontre avec le cheval, il chercha à attirer l'attention d'un novillo assez distrait et compliqué. Il abrégea donc: un pinchazo, une entière et descabello.

 

Santiago Naranjo (bleu et or) chercha d'abord à enseigner à son novillo à la cape avant de le mener pour une seule rencontre. Il brinda au public puis s'adapta rapidement à ce novillo finalement dangereux et demandant une ferme sollicitation entre chaque passe. A gauche il réussit à lui lier d'avantage mais ne dut à aucun moment perdre ses positions sous peine d'être rapidement remis à l'heure. Quelque peu sonné mais toujours aussi volontaire, il reprit les armes pour le tuer d'une entière. Salut.

Son deuxième ne fut pas tellement convainquant dans le peto car très arrêté. Naranjo brinda à son tour au ganadero avant de se mettre en guerre à gauche, réussissant avec brio quelques naturelles inespérées puis se fit encore violemment accrocher. Boiteux et affaibli, il reprit pourtant sur la corne droite, tentant le tout pour le tout mais en vain. Une entière véritablement engagée, un coup de descabello.

Raul Rivera (rouge et or) toréa avec goût à la cape véroniques avant de mener son second au cheval par chicuelinas marchées notables pour un bref puyazo. Il fut ensuite vaillant à la muleta mais ne trouva pas la transmission attendue, cherchant à animer un novillo pourtant sans vice particulier mais plutôt fade et chargeant parfois au pas. Une bonne entière, une oreille.

Lidia son second à la cape en le menant rapidement au centre, puis à deux reprises au cheval: la première fois en donnant de violents coups de têtes puis la deuxième plus convainquante. Il réalisa ensuite un bon tercio de banderilles dont une paire al violin serrée époustouflante. Après avoir brindé sa faena à Bernard Marsella il dût canaliser la fougue de ce novillo qui s'éteignit rapidement. Rivera profita des moments de collaboration de son adversaire pour se poser sur quelques derechazos de bonne facture, gagnant immédiatement l'approbation du public et une confiance en soi retrouvée. A gauche le novillo se révéla plus compliqué et de grosse rafales poussèrent le jeune homme à achever ce combat: une entière et deux descabellos. Une oreille.

Marie Barcelo

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

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