bandeau haut
coups de coeur
 
 
 
contact
 
mailing list

 

observatoire

 

LOGO

Féria d'Istres

Vendredi 19 juin 2009

6 "Miura" 6

pour

Jose Ignacio Ramos

Juan Jose Padilla

Mehdi Savalli

Entrée : Plein apparent

Temps : Pluie jusqu'au 2ème toro puis vent soufflant en rafales

Je ne suis pas Istréen, mais ma première émotion fut de voir le fer mythique de "Miura" tracé en plein coeur du ruedo des arènes du Palio. Que de chemin parcouru pour en arriver là, mais en si peu de temps finalement... Comme quoi tout est question de volonté et de courage. Courage politique, car il en faut à notre époque pour afficher sa ville "taurine" et nous tirons une nouvelle fois notre chapeau à monsieur Bernardini, qui a succédé à Mme Joulia à la tête d'une cité qui veut sa Feria. Bravo. Et le public ne s'y est pas trompé, qui à l'heure d'un paseo retardé de dix minutes pour cause d'embouteillage à la taquilla, garnissait les étagères jusqu'au faîte. Des émotions, nous en aurons d'autres dans les deux prochains jours.

Les toros de Miura sont sortis dans le type, de présentation inégale mais accusant assurément tous le poids annoncé sur le panneaux. Ils ont rencontré à huit reprises les groupes équestres de la cavalerie Heyral, la plupart mettant les reins, mais accusant aussi une certaine faiblesse à l'issue du premier tiers. Le cinquième fut primé d'une vuelta al ruedo posthume.

José Ignacio Ramos hérita du meilleur lot, son premier se révélant juste de force et de race, mais bon collaborateur et créant le danger plus par faiblesse que par vice. Le torero de Burgos initia sa faena de belle façon à droite, avant de buter un peu sur la corne gauche où son toro semblait plus rétif. Après maintes difficultés pour fixer son adversaire au moment de vérité, il essuya deux échecs aux aciers et vit s'envoler le trophée d'ouverture de la Feria. Il profita ensuite avec bonheur, ce n'est pas si fréquent pour lui, des bonnes dispositions du quatrième qui, tout en restant Miura, permettait de lier les muletazos pour peu qu'on ne le doute pas. Mais un nouvel échec dans la suerte suprème l'empêchait de concrétiser les bonnes impressions laissées muleta en main. Silence / Salut

Juan José Padilla nous gratifia tout d'abord d'une faena exemplaire devant un toro plein de sentido, qu'il réussit à réduire et à dominer en véritable expert de cet élevage. Hélas, il connut également quelques difficultés pour coucher son adversaire. Le cinquième était noblon, mais un peu fadasse. Padilla en fit des tonnes, et réussit à le faire passer pour un bon toro, un toro de vuelta. Après un estoconazo, le Miura roulait dans le sable et le Jerezan récoltait une première oreille. Applaudissements / Oreille.

Mehdi Savalli : Après l'avoir accueilli de deux largas de rodillas, le jeune arlésien se montra digne devant le premier toro de Miura de sa courte carrière au moment où qui plus est, le vent se déchainait. Courageux face à la violence de son adversaire et dans la bourasque, il mesura le chemin restant à accomplir pour contrer un tel adversaire avant d'échouer malheureusement épée en main. Après que le préposé au panneau ait rempli son office, Mehdi partit s'agenouiller face au toril pour accueillir le dernier de la tarde. Brindé à Sebastian Castella auquel il empruntera même la passe cambiada d'entame de faena (devant un Miura, il faut quand même le faire...) celui-ci se révélera plutôt bon, quoique juste de race, et permettra au français de reprendre confiance et de rester quieto pour lier quelques belles séries de bonne facture, avant de le coucher d'une entière un peu basse, mais efficace. Silence / Deux Oreilles.

Laurent Deloye "El Tico"

 

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

RETOUR

 

occterra