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Feria du Toro à Beaucaire

26 juillet 2009 - soir

6 Victorino Martin 6

pour

"El Fundi" et Sergio Aguilar

en mano a mano

Sobresaliente : "Morenito de Nîmes"

Entrée : Quasi plein

Temps : Grand beau

el fundi

Photo : El Tico

Grosse déception à l'issue de cette "Victorinada" de clôture de l'édition 2009 de la Feria du Toro de Beaucaire. Sur le papier, des toros, il y en avait. Et Stéphane Fernandez-Meca ne s'est pas beaucoup trompé question présentation, même si quelques armures ont semblé "escoubillées". Mais peu de moteur et un manque flagrant de race... Le sorcier de Galapagar confirme à Beaucaire un des pires début de saison de sa ganaderia depuis fort longtemps.

Le lot en provenance de “Las Tiesas de Santa María” a rencontré à 13 reprises la cavalerie Bonijol. Mais le dernier a été remplacé avant de pouvoir remplir cet office. Dans l'ensemble, les toros se sont peu employés. Le premier a basculé le groupe équestre sur la première rencontre, puis s'est endormi à deux reprises sous le fer. Le deuxième s'est montré spectaculaire sur trois piques, mais a fait montre de plus de violence que de réelle bravoure. Le sobrero de Granier, du fer "De la Cruz", sorti en sixième position après que le titulaire se soit cassé une corne contre un burladero, s'est mis au diapason de la course, en se révélant sans transmission après quelques signes de mansedumbre au premier tiers.

"El Fundi" (Vert forêt et argent) : N'a pas passé une après-midi très confortable, lui qui recevait dès après le paseo, le prix du meilleur matador de la temporada 2008 remis par la section sud-est des Critiques Taurins de France. Mais il eut au moins la chance de toucher le seul potable du lot, sorti en troisième position. "Fundi" se montra égal à lui-même, car le Victorino, malgré sa noblesse et sa suavité dans l'embestida, présentait un danger permanent en piste. Le Maestro de Fuenlabrada lui coupait une oreille après une estocade un poil basse. Face à ses deux autres adversaires, il ne fut que l'ombre de lui même. Mais en aucun cas, de là où il revient et avec tout ce que lui doit l'aficion française, il ne méritait les noms d'oiseaux dont l'ont affublé certains "aficionados", qui maîtrisent par ailleurs à merveille la langue de Cervantes, mais pas les subtilités de la lidia. Car au bout du compte, même si on l'a connu plus combattif, qu'avait-il à gagner face à un tel bétail, à s'exposer plus encore ? Sifflets / Oreille / Sifflets

Sergio Aguilar (Prune et or) l'a fait. Mais il a bien failli le regretter amèrement. Le deuxième Victorino était sournois et virait court. Malgré ce, Aguilar tenta de lui servir les muletazos qu'il affectionne, au plus près du canon. Et à la suite d'un derechazo aussi beau qu'inattendu, l'impudent fut sèchement averti et décida fort logiquement d'abréger. Il n'eut aucune option avec le quatrième, andarin, qui pesait beaucoup. Puis, avec le dernier toro de la Feria 2009, le sobrero de Granier, il servit quelques beaux muletazos, le toro n'humiliant jamais, et ne transmettant aucune émotion. Applaudissements / Silence / Silence

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photo : "El Tico" photos

 

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