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jacques lanfranchi

La saga des cornes (n°03)

Après une liste non exhaustive des pathologies des cornes voici dans la même optique les possibilités pour éviter ou diminuer les avatars pré cités.

Prophylaxie :

Ensemble de techniques qui préviennent l’apparition et le développement des pathologies.

Les hommes de terrain sont à parité : le vétérinaire par sa qualification médicale (souvent spécialisés dans le bétail brave) et l’équipe de terrain (sur le campo) : L’éleveur et le mayoral et les amateurs.

La législation des directives sanitaires européennes oblige à multiplier le passage du bétail dans les couloirs de contention.

Actuellement c’est 5 ou 7 passages année, incluant les vaccinations, les prises de sang, les traitements prophylactiques soit un strict nécessaire obligatoire légal.

Pour mémoire la fièvre catarrhale,  « langue bleue » présente 23 ou 24 souches virales, peut être avec autant de vaccins possibles !! Et leurs rappels (2iéme passage au couloir). Ces multiples manipulations du bétail peuvent entrainer des dégâts sur les cornes.

Le passage de la grande surface de pâturage (le pays) vers l’enclos, le «  bouvaou », le couloir de contention sont inéluctables.

D’où des installations adaptées, boisées avec des angles arrondis (pour éviter les arêtes)

Certains éleveurs ont des installations avec une courbure des couloirs pour freiner la vitesse des animaux (Alipio Perez Tabernero à Salamanque)

Il est à noter les dégâts multiples des cornes chez les vaches de ventre et des cabestros (simbeu) que passeront durant toute leur vie dans les couloirs de contention.

Au campo la présence de jeunes animaux ou de cabestros permettent de diminuer les rixes qui augmentent avec l’âge des toros (surtout après 3 ans). La Hiérarchie entre les bêtes était différente dans le temps, les surfaces d’enclos doivent être suffisantes.

Actuellement la pose des « fundas » (étui en polyester, fibre de verre ou résine) sur les cornes des mâles permettent de limiter les risques de casse (prévoir 180 euros par toros) utilisé chez F Ymbro, ou Delareina (Joselito II)

Trois bémols au système

  • une double manipulation pour la mettre et pour l’enlever, deux fois dans la caisse de soins

  • risque de mycose ou d’inflammation du tissu corné

Pour cette dernière il existe des fundas à bouts ouverts (notamment chez Victoriano del Rio et Baltazar Iban)

En cas de rixe, il y a un risque de coup de cornes sans pénétration, identique au « varetazo sin sangre » où la lésion peut aller du banal hématome sous cutanée à la rupture d’un organe intra abdominal)

Victorino Martin s'est quant à lui toujours prononcé contre la pose de ces « fundas ».

L’alimentation est bien sur un facteur majeur dans la prévention des problèmes de cornes par carence. D’où l’observation qualitative par les hommes de terrain sur l’état sanitaire des cornes.

Au-delà des débuts compliqués des nutritionnistes sur le pourcentage, d’herbe, de foin et de pienso à donner aux animaux : mâles, femelles et jeunes.

bloc sel

Il est à noter que l’apport par bloc de sel dit « léchage » permet une supplémentation vitaminique d’oligoéléments très favorable et d’emploi facile (à proximité de l’abreuvoir. Bonne logique d’équilibre alimentaire.

 

Jacques Lanfranchi

Février 2009

 

 

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