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SAMADET

Féria de la Faïence

8 février 2009

Tomasito et Mario Guirao coupent une oreille

4/5 d'arène. Temps froid, difficilement supportable à certains moments.

6 Novillos de Camino de Santiago, (Jean-Louis Darré), bien présentés, agréables et harmonieux pour les toreros. Bas en général, mais avec beaucoup de cuajo, en particulier les 4ème et 5ème. Le premier fut changé suite à une blessure à la patte. Il fut changé par un sobrero portant le même fer, qui sorti en lieu et place du quatrième exemplaire. Tous les novillos eurent des problèmes avec leurs pezuñas antérieures qui, à un certain moment, se cassaient. Ceci ne représenta pas un problème majeur lorsqu'il leur fallut embister durant le dernier tercio.

Roman Pérez ouvrait le cartel. Suite à la blessure de l'animal titulaire Romain fit combattre l'adversaire qu'il devait lidier en second. Sans être un foudre de guerre, l'animal alla « a mas » et dévoila un bon fond de noblesse et une promptitude marquée. Le novillero arlésien sut conserver les distances et ne pas lui baisser la main à outrance afin de préserver ses qualités. Il signa quelques moments de bon toreo. L'étincelle que le taureau ne possédait pas à cause de son manque de force ne permit pas que la faena ait un relief différent. Les vilains mete y saca et bajonazo laissèrent échapper tout espoir de trophée alors que l'on pouvait espérer qu'il reparte avec une oreille dans son esportón. Romain eut beau essayer de convaincre le public face au sobrero mais celui-ci se résigna à se blottir aux planches. Dès lors, il se défendit et Roman Pérez, malgré ses efforts, ne put le contraindre à embister qu'à de rares occasions.

Tomasito donna les meilleurs moments de l'après-midi, notamment au capote lors des deux réceptions, où il excella. Posé et torero, le torero arlésien surpris par son élégance et par le raffiné de ses véroniques. Varié et créatif, il agrémenta son travail par des chicuelinas, zapopinas ou bien par une larga déployée genou fléchi. Son premier adversaire fut un autre bon toro qui, après s'être employé avec qualité sous le fer, donna une vuelta de campana qui, sans aucun doute, limita ses capacités. Thomas lui servit une faena avec une douceur et un temple qui lui sont caractéristiques. Bien que parfois décousue, celle-ci laissa entrevoir un toreo posé et personnel auquel le novillero sut conjuguer une envie importante. Le bon coup d'épée ne suffit pas pour réchauffer la majorité des gradins, engourdis par le froid ambiant. Une pétition minoritaire d'oreille ne permit pas d'octroyer la première oreille de la course. Il fallut attendre le cinquième animal pour que cela n'arrive. Thomas se donna sans compter face à cet exemplaire compliqué qui, dès les premières cambiadas por la espalda comprit ce qu'il y avait derrière le leurre. Le public vit un novillero engagé comme on le voit rarement et d'une tranquillité surprenante face au danger croissant que le novillo semait en piste. Il était impossible de faire plus à cet animal qui n'offrit ni plus ni moins que trois passes. L'efficacité de l'épée délivra une oreille fort méritée.

Mario Guirao débutait avec picadors en ce dimanche de février. Il démontra au public qu'il était capable de s'adapter à la taille d'un animal de trois ans et en surprit sûrement plus d'un. Certes, le manque de rodage logique se fit entrevoir lors de ses deux faenas, mais de bons détails fleurirent les faenas. Son premier toro lui offrit de bonnes embestidas lorsqu'il sut le provoquer avec fermeté. Cependant, il commença à gratter le sable et alla a menos, tout comme la faena, mesurant chaque charge lorsque le torero prit la muleta à gauche. Le descabello fit perdre un trophée à Mario. Le dernier animal de la course lui offrit cette oreille tant attendue. À nouveau, devant un bon toro, il montra au public un toreo ressenti qui mérite d'être revu. Avec un peu plus d'expérience on peut se laisser à penser que Mario trouvera en son toreo une dynamique favorable. Après un pinchazo, il occit le novillo d'une excellente épée qui délivra l'oreille.

Roman Perez : Silence et silence

Tomasito : Salut au tiers et oreille

Mario Guirao : Silence et oreille

 

Julien Aubert

Reportage Photographique : Roland Costedoat photos

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