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Féria de la Crau - St Martin de Crau

Samedi 25 avril 2009

6 Partido de Resina 6

pour

José Carlos Venegas / Pablo Lechuga / "Patrick Oliver "

Ennuyeuse après-midi ternie par un bétail faible et sans transmission, certains intéressants dans le premier tiers mais éteints par la suite, laissant les trois novilleros sans options. A retenir les détails de Pablo Lechuga et la tauromachie profonde et appliquée de Patrick Oliver qui fut malheureusement malchanceux à l'épée.

José Carlos Venegas s'appliqua à bien placer son novillo à la pique, la première déjà d'une bonne distance et la deuxième du centre de la piste, chargeant avec alegria mais ressortant illico, très affaibli. José Carlos débuta donc par le haut à la muleta, aidant ce novillo qui possédait un bon fond mais retenu par son manque de force. Chargeant sans rechigner au départ et suivant le leurre jusqu'au bout, mais n'humiliant que de temps à autre. Ce n'est donc que sur une série droitière que ce novillero parvint à le faire répéter de manière a pouvoir lier les passes et transmettre un brin d'émotion. Il se retrouva ensuite sans options face à la soudaine immobilité de son adversaire. Une entière. Silence

Son deuxième exemplaire s'avéra brave au cheval puisqu'il poussa pas mal lors des deux rencontres d'une bonne distance. José Carlos tarda à lui prendre le rythme puis gagna quelque peu en émotion sans toutefois lui prendre le dessus suffisamment. Ce novillo ne perdit pas de temps pour devenir très compliqué. Une entière mal placée. Silence.

Pablo Lechuga afficha une vraie aisance à la cape avant de mener son novillo pour deux piques en venant très bravement, la deuxième de plus loin et en s'employant ce qui puisa toute son énergie. Même tarif donc pour le début de muleta afin d'économiser ses forces. Il fallut donc le toréer à mi-hauteur, présentant parfaitement le leurre et toréant avec une profondeur acquise en même temps que sa douceur. Ce fut d'ailleurs la meilleure arme face à ce novillo pourtant dépourvu de mauvaises intentions mais avec une tendance protestataire. Pablo Lechuga ne prit pas en compte ces difficultés et mis un point d'honneur à continuer à donner de l'importance à sa faena toujours très sincère et élégant, sur une base technique parfaite. Deux pinchazos, une entière et descabello.

Son second poussa bien lors de la première pique puis fut vite sorti des trois suivantes de distances croissantes (20 mètres environ pour la plus lointaine). Mais certainement que quatre piques c'était trop car ce novillo qui semblait afficher de bonnes dispositions au début accusa le coup, bien qu'obéissant. Lechuga redoubla donc d'efforts et servit de bons détails, à gauche surtout, réveillant enfin les gradins. Il fut aussi méritoire à droite, se servant du pico pour faciliter sa profondeur. Une trois quart de lame. Vuelta.

Patrick Oliver réussit à placer quatre superbes véroniques et une vibrante media à ce novillo répétitif mais pas évident. Deux piques d'une bonne distance mais furtives puisque celui-ci aussi révéla des signes de faiblesse. Patrick marqua d'emblée sa détermination par deux spectaculaires cambios  puis démarra à droite dans un toreo très pur et une vraie assurance. Ce novillo, s'il offrait plus de mobilité, ne s'avéra pas plus évident pour autant: plutôt violent, il humilia beaucoup au début du muletazo pour relever brusquement la tête. Patrick lui infligea donc deux séries de naturelles sur le fil, entre danger et bon goût. Il tenta même une surprenante passe de cambio au moment le plus critique puis termina par une série de manoletinas dans les règles de l'art. Un pinchazo puis une demie lame, une entière et descabello. Silence.

Après avoir mené son second pour deux piques sans conviction, Patrick débuta très entrégué dans une douceur exquise, toujours très torero et bien placé, s'appliquant dans chacun de ses gestes. Il opta pour un toque avec le vuelo, aspirant littéralement la charge de son adversaire et faisant de ce novillo initialement violent quelque chose de bien plus buvable. Il fallut malgré tout ne pas trop lui baisser la main car trop humilier lui coûtait beaucoup. Assis sur les reins bien avant le toque et toujours plus près des cornes pour tenter de le faire embister, ce qui devint de plus en plus compliqué au fil des séries. Une atravesada, une entière et descabello. Silence

Marie Barcelo

Reportages photographiques : "El Tico" photo

 

 

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