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Roquefort : Un grand novillo

 

 

Oui, grand novillo que ce cinquième novillo de LA QUINTA. Deux rencontres avec la cavalerie, montée par Marc Allien, en partant du centre et bouche close jusque en fin de vie. Hélas pour lui il aura été fort mal entrepris et incompris par Ignacio GONZALEZ (rose et or – silence et silence) qui fera des passes et des passes sans dominer le moins du monde un bon sujet qui aura tendance à le promener autour du rond rempli aux deux tiers. C’est parfois élégant mais jamais complètement terminé d’ou quelques accrochages et quelques sifflets. La lame est sous cutanée et le minot bien sur déçu. Face à son premier, petitout, fort mal piqué et brindé au conclave le jeune novillero étalera la aussi quelques gestes allurés et abusera de desplantes ridicules eux aussi sifflés.

Très en progrès Javier CORTES (marron et or – silence après deux avis et silence) s’offrira un noble premier typé « maison » qui sortira ankylosé du train avant puis se laissera guider dans une muleta bien tenue avant la débâcle descabello en main ! Son second bien reçu au capote jusqu’au centre sera brindé au public après deux rencontres sous le fer. La faena finira par déclencher la musique au cours de séquences volontaires puis la fin se délite, accrochages et poursuite jusqu’aux planches avant lames néfastes.

Troisième homme Angelino de ARIAGA (rouge et or – salut aux tercios et silence après avis) ravira les tendidos en accueillant son premier par deux largas et un capotéo généreux. Le novillo se met à boiter et le changement intervient pour son novillo prévu en seconde main. Encore une réception élégante et des palos enjoués. Accueil au centre puis le novillo s’éteint enlevant tout intérêt à la faena qui termine insipide. Pour second et dernier de cette très chaude après-midi (41°) sortira un sobrero de EL QUINON (Raso del Portillo), colorado lourd cherchant le callejon. Allures de manso au cheval, palos du Colombien dont un violin, et vains efforts pour intéresser le boeuf. La encore descabellos nombreux et préjudiciables.

En matinée et sous le soleil quatre becerros de LA QUINTA (vuelta au quatrième) auraient du laisser plus d’oreilles aux mains de Matéo JULIAN qui entendra les trois avis à son second et Mario ALCALDE qui en coupera une seule lui aussi à son second. Face à un novillo de GALON, Thomas
BAQUE pouvait couper lui aussi sans un rejon néfaste. A ce niveau de la compétition (matin et après midi) on se demande bien comment s’entraînent tous ces jeunes à tuer ? Pas une lame en place sur onze novillos et des mines déconfites en sortie des arènes de Roquefort. Messieurs les entraîneurs à
vos carretons d’urgence, le succès est au bout de la lame…

Pierre Charrain

 

 

 

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