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Feria de Béziers

16 août 2009

6 Miura 6

pour

Juan José Padilla

Javier Valverde

Julien Lescarret

Entrée : Quasi plein

Temps : Quelques nuages.

Photo : El Tico

Comme les gladiateurs qui avant d'aller jouer leur vie dans l'arène venaient y saluer Cesar, Juan Jose Padilla a été appelé en piste dès la fin du paseo et a convié ses deux compagnons de cartel à venir recueillir avec lui l'ovation de Béziers offerte aux braves. C'est ainsi lors de la traditionnelle Miurada qui clôt la Feria du 15 août.

Les toros de Miura ont été fidèles à leur légende pour la plupart, mesurant les barrières et prenant possession du ruedo avant d'aller demander les papiers des piétons qui osaient les approcher. Au premier tiers, treize piques dont les plus vibrantes ont été celles du 3ème (J. Lescarret / 2 rencontres) qui déclenchèrent la musique. A un degré moindre, le cinquième du jour offrira deux poussées franches, tête vissée dans le peto. Au rayon manso, le deuxième rencontrera à trois reprises la cavalerie en jouant de la tête et sortant seul. Il gardera ce comportement au troisième tiers.

Juan Jose Padilla : Accueilli d'une larga de rodillas, son premier toro se révéla faible et dangereux. Très à propos, le cyclone abrégea avec difficultés. La donne changea avec le quatrième qui mettait bien la tête dans le capote et avait conservé sa mobilité intacte après les deux piques. Brindé à notre Président d'Honneur Jean-Louis Lopez, ce toro allait autoriser au jerezan une grande prestation, dans le style qui lui est propre. On aime ou on n'aime pas, mais c'est unique. Après un pinchazo et une entière en place, le descabello résonnait comme un coup de canon et libérait les deux oreilles. Silence / Deux oreilles après avis

 

Javier Valverde : Son irrascible premier adversaire a compris dès qu'il est entré en piste qu'il y avait quelqu'un derrière les leurres. Il a ainsi semé la panique jusqu'à ce que le salmantin décide d'en finir avec lui sous la bronca d'un public décidément peu averti. La tauromachie n'est pas une science exacte et il est dommage que certains pensent encore que parce qu'ils ont payé, ils ont droit à une sorte de service minimum... Ne parlons même pas des applaudissements à l'arrastre du toro... Heureusement, et ce n'est pas la première fois que nous le remarquons, ce public là n'est pas rancunier. Et il a su accepter le brindis de son second adversaire, un lourd cardeño au long cou, qui allait se révéler dans la muleta de Javier Valverde un bon partenaire lorsqu'il lui eut trouvé la distance. Javier Valverde lui servit une faena de bon goût, seulement perturbée par quelques coups de tête malencontreux. On ne naît pas Miura pour rien... Malheureusement, il perdit toute chance de succés à l'épée. Blessé au moment de l'estocade au pied droit, sur le dos duquel on percevait une hémorragie impressionnante, il reçut les acclamations de l'assistance pendant qu'on l'évacuait vers l'infirmerie. Sifflets / Salut.

Julien Lescarret : A une nouvelle fois touché le plus mauvais lot. Car si ses deux compagnons ont eu une chance de se rattraper après une première désillusion, lui a du se coltiner deux assassins devant lesquels il s'est littéralement joué la vie. Il a coupé l'oreille de son premier, brindé à la Peña Montoise, et dont la tête chercheuse ne lui permettait aucun relâchement. Puis, émoustillé par l'idée d'accompagner Padilla a hombros, il se jeta à nouveau dans la bataille mais perdit peut-être un triomphe mérité à cause d'une mort un peu longuette. Qu'importe, Béziers a demandé en vain une seconde oreille et l'Aquitain a peut-être gagné le droit de se positionner comme digne successeur des Milian ; Loré et Meca, fameux lidiadores de Miuras des arènes du Plateau de Valras. On ne sait pas si c'est une bonne nouvelle... Oreille / Vuelta avec pétition d'oreille.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photo : "El Tico" photos

 

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