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SAINT-GILLES

24 août 2008

3 Toros de Luc et Marc JALABERT 3

3 Toros de Robert MARGE 3

pour :

Marc SERRANO

Fernando CRUZ

Mehdi SAVALLI

 

Marc Serrano ( blanc et or): Son exemplaire de la ganaderia du Laget se retourna très court à la cape mettant d'entrée le torero en danger, avant de se rattraper en le menant très habilement au cheval pour une grosse pique, le toro poussant très fort. La seconde fut tout autant spectaculaire, renversant la cavalerie.

Après avoir dédié son combat au public il dessina quelques doblones, tentant d'alimenter les charges de son adversaire en le provocant beaucoup au vu d'une mobilité si réduite.

A droite il sut prendre le temps, cherchant en vain à le reveiller. Il essaya donc désesperement de le toreer sur la corne gauche, en vain. Deux pinchazos.

Il reçut cet imposant burraco de Robert Margé par une larga afarolada enjouée, avant de le toreer par de remarquables véroniques, très posées et d'une grande classe. Après une petite rencontre avec le cheval le maestro demanda le changement de tercio, qui lui fut légitimement accordé. Muleta en main il l'attendit d'emblée au centre de la piste, la main droite bien devant et à une distance de dix mètres, pour exécuter d'exquis derechazos. Seulement le toro, s'il se laissa faire au début, n'en devint pas moins avisé, regardant de plus en plus le torero. Mais cela passa pratiquement inaperçu car il solutionna ce défaut à base d'une grande technique et d'un toque parfait. Pourtant le deuxième accrochage fut le bon, lui infligeant un coup de corne de trois trajectoires (4, 8 et 12 cm) sans dégats majeurs dans la cuisse droite. Mais être torero c'est aussi ignorer la douleur et la plaie ouverte, pour retourner avec panache face au cornu et enflammer les gradins, en se croisant encore plus sans enlever un brin de sincérité.

Une entière atravesada puis une bonne entière. Deux oreilles.

 

Fernando Cruz (rouge et or): Son exemplaire des frères Jalabert, moins lourd et donc plus mobile, permit à Fernando Cruz de réaliser une très bonne réception de cape par véroniques, à la fois efficaces puisque données vers l'avant, et esthétiques.

Après une unique pique il brinda son toro au public puis tenta de tirer le meilleur parti de sa noblesse, bien que ternie par un certain manque de transmission. C'est par naturelles qu'il donna le meilleur de lui-même, cultivant un esthétisme fondé sur une plastique étirée, redressée, redressant la barre. Car en trouvant le rythme de ce toro, loin des toques insistants et d'un rapprochement trop étriqué, il prit au contraire le temps, se recroisant et quasiment de face, puis soudainement relâché, posé sur les reins et suscitant les olés. Rien à dire, il tira vraiment le maximum de ce toro. Une entière en place. Une oreille.

Son second toro issu de la ganaderia Robert Margé fut rapidement changé, dans une certaine incompréhension, car s'il est vrai que son comportement fut bizarre, il fut difficile d'avance que c'était à cause d'une boîterie.

Son sobrero alla deux fois au cheval e la cavalerie d'Alain Bonijol. Puis le torero brinda sa faena à Marc Serrano par l'intermédiaire de sa cuadrilla sous le "pin pon" de l'ambulance qui l'emmenait à l'hopital Kennedy à Nîmes. Muleta en main il fut tout aussi convaincant qu'à son premier, bien que l'émotion transmise au public fut moindre. Mais la sincérité et l'engagement primèrent, souvent de trois quart sur la première passe et toujours recroisé, ce qui n'éloigne pourtant pas le danger d'un toro qui se défendait sur place. Cet engagement se manifesta une fois de plus au moment de l'estocade, portant une entière à l'effet lent mais efficace: une oreille.

 

Mehdi Savalli (rose et or rématé azavache): Receptionna son exemplaire des frères Jalabert de manière très dynamique, d'abord par véroniques puis par chicuelinas. L'unique pique fut légère mais largement suffisante car il sortit quasiment invalide de cette rencontre, récupérant petit à petit au cours du tercio de banderilles.

Après un brindis à son petit frère, il commenca à le toréer par le haut, condition nécessaire pour le garder sur pieds. Mais comme la tauromachie est faite d'équilibres, trop par le haut s'avera néfaste car trop lui faire lever la tête revenait à lui faire faire un effort conséquent, trop important pour lui. Il fut donc difficile de transmettre au public mais Mehdi s'y attacha par tous les moyens, lui en demandant un peu trop parfois. Une entière un peu basse mais efficace: une oreille.

Il reçut lui aussi son adversaire issu de la ganaderia Margé par trois largas afaroladas puis une demie véronique à la douceur inattendue. Mehdi exécuta ensuite un savant tercio de banderilles enthousiasmant l'assemblée à qui il brinda d'ailleurs son toro. Muleta en main il tenta d'abord de le sortir de sa querencia aux planches mais il se défendait plus qu'il ne chargeait. Notre torero dû donc se résoudre à aller le chercher dans son terrain. Une entière. Vuelta.

Marie BARCELO

Reportage photographique : "El Tico" photos

 

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