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SAINT-GILLES

23 août 2008

6 Novillos de "La Paluna" 6

pour :

Thomas BOURNEL

Cayetano ORTIZ

Juan LEAL

 

C'est face au jeu inégal des novillos du local Vincent Fare que se sont mesurés nos toreros, sous un temps ensoleillé, mais il est vrai que cette novillada aurait mérité une assemblée plus importante.

Tomàs BOURNEL (bleu et or) débuta en baissant les mains à la cape et faisant face à une charge allègre bien que quelque peu violente. Il en fut de même muleta en main tentant de corriger ces quelques défaults grâce à une technique très travaillée, imposant un port de tête très bas. A droite les choses furent loin d'être évidentes: le novillo se retournait très court, chargeant par assauts, avec quelques coups de tête. Mais Tomàs sut faire front, se déplaçant parfaitement et trouvant la distance idéale afin de lier au mieux le muletazo suivant. A gauche, pourtant la main la plus experte et suave de Tomàs, il insista peut-être un peu trop, car les charges bondissantes du becerro devenaient désagréables. Ce dernier fut compliqué à tuer car il ne cessait de gratter et bouger: deux pinchazos et une entière. Applaudissements.
 
Il débuta par véroniques à genoux face à son deuxième exemplaire, marquant son envie et faisant preuve d'un courage froid. Il brinda ensuite son adversaire à Clement Moras, novillero sans picador du centre tauromachique de Nîmes et son grand ami.
A la muleta il se fit coller à plusieurs reprises à droite, parfois même bousculer. Le secret fut donc de bien se cacher derrière la muleta, en allant idéalement lui chercher l'oeil. Il sut ensuite le laisser venir dans le leurre plutôt que l'attaquer, se relâchant parfois pour servir des naturelles de très bonne facture. Dommage que le public fut si froid.
Car petit à petit Tomàs corrigea ces défauts sur la corne droite il réussit à le toréer avec calme et douceur, ce qui paraissait inespéré au début.
3/4 de lame en place et efficace. Une oreille.
 
Cayetano ORTIZ (noir et or) toréa fort bien son premier becerro par véroniques pieds joints, distillant une certaine élégance  doublée d'un ravissant relâchement. Muleta en main cette tendance s'amplifia encore pour le plaisir des yeux, bien que son opposant afficha d'emblée sa tendance à fuir vers les planches. C'est donc dans ce terrain là que notre torero livra sa bataille, toujours aussi serein et cherchant le bon terrain de manière ingénieuse. Sur la corne gauche il reussit à lui voler quelques passes qui lui permirent de faire étalage de ses qualités: une alliance de la finesse et de la technique. Mais au-delà de ces quatre tentatives réussies, les suivantes se soldèrent par de violents derotes.
3/4 de lame efficace. Une oreille.
 
Son deuxième exemplaire demandait de beaucoup baisser les mains à la cape car très fougueux, ce qu'il fit en le menant habilement jusqu'au centre. Muleta en main il se doubla par le bas avant de se faire sérieusement accrocher. Il n'en revint que plus déterminé et lia une vibrante série de derechazos, bien que toujours au fil des planches. A gauche il prit le temps de faire les choses bien, l'embarquant dans des naturelles d'un esthétisme évident, saupoudrées de trincherazos résolument dominateurs.
Deux pinchazos, une demie lame et un coup de descabello. Vuelta.
 
Juan LEAL ( blanc et or) ne démérita pas à la cape, prenant le sitio idéal pour servir une série de véroniques très propres. Tomàs dessina ensuite un joli quite par lopezinas achevé d'une demie véronique personnalisée.
Muleta en main il effectua deux cambios statiques et d'une détermination saisissante. A droite il profita de la charge allègre de son becerro, posé sur la ceinture et faisant rugir les gradins ainsi que tous les professionnels présents. Totalement intrégué et très torero, il allongea bien le bras et se redressa, corrigeant bien son ancien défaut de positionnement. Dommage que ce becerro aussi fit des planches son domaine sans jamais vouloir en sortir.
A gauche il n'insista pas mais enchaîna quelques redondos avec assurance et beaucoup d'envie, tel un novillero partageant son plaisir. Deux pinchazos et une entière: une oreille et vuelta posthume pour le pupille de Vincent Fare.
 
Face à son deuxième très noble il prit d'abord le rythme muleta en main, avant de lui trouver rapidement le sitio, s'attachant à profiter jusqu'au bout de sa charge, et aguantant quelques regards inquiétants. Il lui manqua parfois de laisser la muleta bien devant mais il resta immobile sans céder. A gauche les choses s'apaisèrent et Juan Leal nous servit la tauromachie qu'il affecte le plus: tout proche et statique, cherchant à gagner un cran en intensité et en transmission. Il conclut par statuaires serrés avant de le tuer d'une entière un peu basse mais qui lu valut une oreille, récompensant ce gros effort.

Marie BARCELO

Reportage photographique : Cédric BASTIN photos

 

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