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RODILHAN

FESTIVAL

8 Novembre 2008

5 novillos de François André 5

pour

Marc-Antoine Romero

Patrick Villebrun

Vincent Cardo

Tomas Bournel

Mateo Julian

 

Jolie initiative de la part du club taurin "Caissargues y Toros" aidé de Gilles Raoux, visant à réunir les vainqueurs de Graines de torero dans un festival 100% Francois André, relevé par la bonne idée d'associer flamenco et toreo en faisant participer quelques "mùsicos".

Marc-Antoine Romero : Son novillo s'avéra très intéressant dans la cape bien que plus faible à la fin d'une harmonieuse série de véroniques. Il récupéra pourtant toute sa force rapidement et poussa lors de son unique pique. Marc Antoine partagea ensuite les banderilles avec Tomas et Rafael Lisita. Dès les premières passes notre torero sut profiter de la large et noble charge de cet excellent becerro. Ce dernier laissa d'ailleurs le temps au torero, un temps précieux, cadencé par quelques notes flamencas, un temps décomposé en passes toutes plus détendues les unes que les autres, une composition vibrante, bien que voilée par la tendance du becerro à se réfugier en tablas. Marc-Antoine s'efforça donc de le ramener au centre, là où les vérités fusent et se jouent des querencias, où les distances se resserrèrent tout à coup pour créer un autre sentiment ajouté à l'art : le frisson. Un entrelacement savant concocté en toute simplicité et sincérité. Des mots qui caractérisent bien ce garçon qui, après une impressionnante et interminable voltereta, se releva tout sourire avant de lancer à ses companeros effarés : "un poco de emocion, no ? Il tua d'une trois-quart de lame et salua au centre.

Patrick Villebrun : Fut étonnant d'immobilité et de clarté à la cape, laissant voir de sérieux progrès, sans doute acquis dans l'école taurine prestigieuse dont il est un élève phare: la fondation "El Juli". Son becerro poussa pas mal lors de sa rencontre avec le cheval, mais en sortit plutôt réfléchi. Muleta en main Patrick se rendit vite compte que la tâche s'annonçait difficile. Malgré tout il ne céda pas un pas de terrain et créa un de ces moments de tauromachie qui nous laissent toujours béats : soutirer une oeuvre rythmée, liée et profonde à un becerro à priori non collaborateur. Il fut ferme et doux à la fois: ferme dans ses toques et ses déplacements pour parvenir à dominer la fauve, et doux et brillant durant ses muletazos, baissant la main et allongeant les naturelles dans une profondeur vertigineuse. Quelle sincérité ! Dommage que ce formidable exploit fut terni par une mort difficile: un pinchazo, une trois-quart de lame et descabello. Salut au centre.

Vincent Cardo : Il brinda son becerro à sa maman. Son becerro s'avéra très faible dès le départ et Vincent changea donc intelligemment le tercio après la première pique. Il dut donc prendre le temps et ne pas le brusquer, ce qu'il fit très bien, réalisant quelques bons muletazos, notamment sur le côté gauche, montrant toujours une réelle envie. Une entière atravesada Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'eut pas de chance puisque le becerro qui lui fut d'abord attribué se blessa au campo. Salut.

Tomas débuta fort à la cape, à genoux une fois de plus. Après une pique il brinda sa faena à Brigitte Dubois, directrice du Centre de Tauromachie de Nîmes. Il marqua encore sa motivation muleta en main, dessinant une série de doblones absolment parfaite. Il joua ensuite de sa main gauche d'excellente manière, ne marquant aucune hésitation face à celles de son adversaire. Il s'attacha à toujours avancer le leurre au maximum pour donner plus d'amplitude encore et masquer la charge écourtée de celui-ci. Une entière et Oreille .

Mateo Julian distilla une certaine élégance dès la réception de son exemplaire, achevant sa série par une demie-véronique magistrale. Après deux rencontres avec le cheval donc une très légère, le becerro laissa entrevoir un bon galop et de grands déplacements. Néanmoins dans la muleta de Mateo Julian cette qualité s'avéra moins évidente. Ce dernier débuta par statuaires au fil des planches impressionnants et très toreros. Il aguanta ensuite quelques réticences et s'efforça de faire transparaitre une certaine émotion à un public frigorifié. Pas facile... C'est à gauche qu'il réalisa les meilleurs gestes  dans une tauromachie relâchée et joliment redressée, traduisant une vraie maitrise et une détermination confiante. Une entière, deux oreilles.

Marie Barcelo

Reportage photographique : photos

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