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19 septembre 2008

6 toros de Daniel RUIZ 6

pour

"El Juli" unico espada

eljuliPhoto Daniel Chicot

Entrée : Plein apparent

Temps : Beau temps - Léger mistral

Après une soirée comme celle-là, comment ne pas tomber dans les lieux communs et les superlatifs faciles ?... Dire qu'"El Juli" a été grand ne suffit pas, il a été énorme. Le défi qui lui était proposé était important. Fêter les dix ans de son alternative en s'enfermant seul devant six toros du même élevage n'est pas physiquement chose aisée. Arriver à intéresser quatorze mille personnes durant deux heures trente de spectacle est une gageure. Mais ce qu'a fait le "Juli" en cet après-midi Nîmoise dépasse l'entendement, puisque non seulement le spectacle a été de qualité et n'a ennuyé personne, mais il a au contraire gagné en intensité et même les 3ème et 5ème, faibles, n'ont pas réussi à gâcher la fête. Effectuant des quites différents sur chaque toro, il a même exaucé les voeux du public en banderillant le sixième.

Que dire également des toros de Daniel RUIZ ? Avec le Maestro madrilène, c'est une grande histoire d'amour depuis de longues années. Il y a fort à parier d'ailleurs que depuis l'annonce du cartel, le ganadero avait mis de côté ses pupilles les mieux notés pour ne pas rater le grand rendez-vous. Ses toros ont été à la hauteur de l'évènement. Le sixième a même été primé d'une vuelta posthume.

On en connait un qui doit ce soir se poser des questions. La balle est dans son camp et les arènes seront pleines demain pour le soutenir.

Avec son premier adversaire, un peu compliqué et à la charge courte, "El Juli" nous fit simplement comprendre qu'il n'était pas là pour s'amuser. Après l'avoir rendu à la raison, il finit pieds joints au centre du ruedo et arracha la première oreille après un pinchazo ; une entière et un descabello.

Le second de la tarde possédait une charge douce et suave, que le torero mit à profit pour s'imposer avec facilité sur les deux mains, avant de conclure d'un coup de canon. Deux oreilles.

Après une mise en suerte par chicuelinas en marchant, puis gaoneras d'une facilité déconcertante, il accueillit à genou son adversaire à la muleta. Hélas, toute sa science torera ne lui servit à rien pour faire tenir sur ses quatre pattes le faiblissime troisième. Silence

Le quatrième fut protesté par le public, qui avait cru déceler quelques signes de faiblesse au niveau du postérieur droit. Cité de loin en début de faena, le bicho reprit confiance et sa caste lui fit oublier cette relative infirmité. Compas ouvert, le madrilène se lança alors dans une nouvelle démonstration de puissance et de domination. Une entière a recibir et un descabello plus loin, deux oreilles de plus venaient garnir son escarcelle malgré un avis.

Le titulaire cinquième fut changé par un sobrero du même fer après que les sobresalientes aient effectué un quite chacun malgré le mouchoir vert. Je soupçonne le "Juli" de s'être ainsi débarrassé de cette formalité à moindre frais, les deux toreros n'ayant ensuite plus à intervenir sur SES toros. Après une pique et demi (comme pour tous les toros ce soir), cinq statuaires, et le toro se réfugia déja aux planches. Qu'à cela ne tienne, Juli alla le chercher et lui montra qui commande. Mais très rapidement le bicho le bouscula et l'on sentit bien que le résultat artistique ne serait pas à la hauteur. Salut.

Le sixième est accueilli par une larga de rodillas, puis banderillé par le Maestro en personne. Dès l'entame de la faena, on se rend compte qu'on est en présence d'un grand toro. Et malgré tout ce qu'il a montré jusqu'alors, "El Juli" va se sublimer. Comme pour mettre un peu plus de pression sur ses compagnons du haut de l'escalafon, on verra des passes en rond Castellesques ; des naturelles de face Tomasiennes et même des muletazos genou à terre d'inspiration Poncienne... Au terme d'une démonstration extraordinaire de facilité, une grosse estocade emportait les arènes et l'ensemble des trophées lui étaient accordés. Deux oreilles et la queue et vuelta au toro.

Laurent DELOYE "El Tico"

Reportage photographique : photo

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