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Festival Taurin

05 octobre 2008

6 novillos d'Antonio Banuelos 6

pour

Ruiz Miguel

Tomas Camuzano

Victor Mendez

Julio Aparicio

Patrick Villebrun

Tomasito

 

Gardons de cet après-midi une vraie leçon de tauromachie donnée par les quatre grands toreros présents, faisant étalage d'un savoir extraordinaire : la science de Ruiz Miguel, l'aisance de Tomas Campuzano, l'entrega de Victor Mendez et l'art de Julio Aparicio, accompagnés de deux toreros en devenir pleins de promesses, soutenus par un public plus qu'enthousiaste. Dommage que le jeu des novillos fut déséquilibré.

 

Ruiz Miguel : Son novillo se cassa la corne droite contre le burladero dès sa sortie du toril, mais comme aucun sobrero n'était prévu il dut tout de même le toréer, et non sans grâce ! A la cape celui ci s'avéra plutôt mobile, bien que dangereux du côté gauche. Notre torero s'en aperçut rapidement et régla sans attendre ce défaut avec technique et savoir. Après une pique suffisante il brinda sa faena à ce public qui lui offrit un accueil si chaleureux. A droite et sous les airs flamencos il torea avec une douceur et une lenteur extreme, se servant du manque de force de ce bon novillo pour créer une tauromachie fine et templée, dans une pureté tissée sur des années d'expérience,des centaines de toros et une intelligence étincelante.

Au moment de tuer il lança un " a ver si me recuerdo!", traduisez par : voyons si je me souviens. Il pincha... puis il rajouta: "me voy a recordar", je vais me rappeller ! Et il le foudroya d'une entière, coupant une oreille.

 

Tomas Campuzano commença à toréer fort bien à la cape avec une certaine aisance avant de se faire attraper violemment sans trop savoir pourquoi.  Après trois piques il débuta par le bas à la muleta face à un novillo qui le regardait beaucoup. Mais le torero fit un véritable effort, s'arrimant vraiment toujours recroisé, insistant sur le toque afin de commander le plus possible et effacer ce défaut. Il coupa une oreille.

 

Victor Mendez : Son novillo eut un comportement spectaculaire à sa sortie du toril : sautant toutes les barrières qui se présentaient à lui, emportant Miguelito au passage, heureusement sans gravité. L'émotion encore bien présente, Victor Mendez se chargea de ce fauve défoulé en lui liant une vibrante série de véroniques sous les "olé" d'un public stupéfait. Il fut ensuite le protagoniste d'un périlleux tercio de banderilles avant de brinder sa faena à tous ses compagnons de cartel. Il fut habile et réfléchi à la muleta, examinant les moindre faits et gestes de ce novillo dangereux et imprévisible. Il se posa ensuite et tenta de solutionner le problème en se croisant beaucoup, présentant le leurre bien devant et laissant un temps entre chaque passe, comme pour une étude plus approfondie encore. Un pinchazo, une entière et descabello.

 

Julio Aparicio torea dans un niveau à la hauteur sublime à la cape : très intrégué, dans une posture magnifique, l'horloge s'arrêta de tourner le temps d'une demie véronique d'une autre dimension. Après une pique il fut inspiré à la muleta, toréant toujours avec autant de douceur et prouvant à chacun à quel point le flamenco et la tauromachie sont liés. "Al compas" des musiciens présents, Aparicio composa une oeuvre de sentiments profonds et sincères, faisant de ce bon novillo à la noblesse certaine, un allié idéal. Une entière et descabello. Deux oreilles.

 

Patrick Villebrun fut débordant d'élégance à la cape par véroniques avant de le mener par deux fois au cheval, dont une par gaoneras serrées et dignes d'un torero vedette, immobile. Il brinda son novillo au matador de toros et organisateur des arènes Bernard Marseilla. Il débuta à la muleta dans une tauromachie pure et très sincère, la main basse et apportant une touche de vibration par une passe de cambio survenue au beau milieu d'une série. Il accorda toujours une grande importance au placement, tel un torero qui sait où il va, qui sait ce qu'il fait. Son novillo fut très bon, démarrant à chaque cite avec une noblesse extrême. En fin de faena Patrick raccourcit les distances pour servir une tauromachie plus frissonnante, comme cette série de manoletinas extrêmement serrée, toujours aussi immobile. Une chose est sure, ce novillero mérite une place plus important en France. Une pinchazo, une entière, une oreille.

 

Tomasito reçut son novillo avec beaucoup de décision. Ce dernier possédait d'ailleurs une armure à la largeur impressionnante. Muleta en main et après une seule pique, il se plaça au centre du ruedo pour effectuer un cambio spectaculaire. A la muleta il fut très technique et servit un toreo de bon goût. Sa faena gagna en intensité par la suite, raccourcissant les distances pour finir par gagner l'enthousiasme du public. Il termina lui aussi par manoletinas engagées. Une 3/4 de lame, une entière et descabello. Salut.

Marie Barcelo

Reportage photographique : Daniel Chicot photos

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