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06 septembre 2008

6 toros de MONTALVO 6

pour

"El Juli"

"Juan Bautista"

el ticoArchives "El Tico"

Temps nuageux, no hay billetes.

El Juli (bleu roi et or) fut à la fois serein et doux à la cape, misant sur l'économie, tout comme lors du tercio de varas : une pique chargée. Il fut ensuite inégal à droite ainsi qu'à gauche, décelant sûrement les défauts de ce toro plutôt violent et compliqué.

Il se rattrapa sur son deuxième toro en le toréant de manière admirable à la cape par véroniques pieds joints, comme motivé par les trophées reçus précédemment. Après une pique il l'attendit au milieu de la piste par chicuelinas serrées et calculées au millimètre. C'est à partir de là que la competencia se fit vraiment sentir. Muleta en main ce toro révéla déjà une tendance à l'arrêt et à la charge inégale, tantôt arrêté, tantôt bondissant. El Juli tenta de lui extirper les passes unes à unes sans grand impact sur le public. Deux pinchazos, une mete y saca, une entière et descabello.

Autant dire que notre torero ne fut pas le mieux servi au niveau de son sorteo, mais il fut heureusement et pour le plaisir de tous sauvé par un dernier exemplaire d'une noblesse exemplaire.  Il le torea d'ailleurs de manière exceptionnelle à la cape, les pieds joints et immobile durant toute la série. Il réalisa des véroniques à la saveur douce et enivrante d'un olé profond et unanime. Faisant preuve d'une détermination folle, il attendit ensuite le toro au centre par lopezinas calculées à la perfection. Une chose est sûre: quand le Juli fait son show le silense règne, jusqu'à l'exultation d'une demie véronique d'une autre dimension. Puis, comme alimenté par les cris d'un public en délire, il débuta à la muleta par statuaires, marqués d'un délicieux dédain. A droite, totalement posé, il enchaîna les passes dans une nonchalance et une facilité déconcertante. Malheureusement le toro manqua de force face à tant de sollicitations, amenant le maestro à moins lui baisser la main, mais sans perdre un brin de classe. A gauche le toro possédait tout autant de qualités : une noblesse extrême et une incontestable race, de celles qui répondent à la première sollicitation sans rechigner, le museau frôlant le sol. L'estocade qui lui fut portée fut d'ailleurs à la hauteur de ces qualités. Il coupa deux oreilles méritées.

 

Juan Bautista (champagne et or) vit son premier toro boiteux changé par un sobrero du même fer. Il parvint à le toreer fort bien par véroniques avant de le mener au cheval par chicuelinas marchées très élégantes. Mais ce ne fut pas tout. Après cette unique pique il intervint sur un quite par delantales allant chaque fois à màs. Très volontaire dès le départ à la muleta, il quitta les zapatillas puis trouva la distance et le rythme de ce toro sur une série droitière déjà empreinte de ligazon. Il lui laissa toujours la muleta sous le museau afin de ne pas casser la série et mettre en valeur la noblesse de ce toro castano. Dommage qu'il s'éteignit si rapidement, obligeant Juan Bautista à redoubler d'efforts sur la corne gauche pour garder la transmission qu'il avait acquis jusqu'à présent. Une entière, une oreille avec pétition de la deuxième.

Après une unique pique, Juan Bautista tenta de rester très ferme face à ce deuxième animal quelque peut cabezon et nécessitant  toujours beaucoup de toque. La faena se construisit donc petit à petit, notre torero apprenant les bonnes manières à ce toro à base de technique et d'obstination. Il en fut de même à gauche, devant gérer en prime une charge écourtée au fil des passes. Juan Bautista nous gratifia tout de même  de quelques détails très toreros sur la fin, comme quelques changements de mains et trincherazos dominateurs. Une entière efficace, silence.

C'est donc à genoux qu'il reçut son dernier adversaire à la cape, liant ensuite de vibrantes véroniques. Lors de l'unique pique le toro infligea un coup de corne superficiel au cheval de la cavalerie Heyral au niveau du cou. Muleta en main le torero lia de bonnes séries droitières, gagnant peut à peut en intensité. Ensuite à gauche c'est de face qu'il débuta, cherchant toujours une certaine sincérité. Il termina en plantant son épée factice dans le sol pour jouer sa dernière carte: les fameuses bautistinas, très soignées. Un pinchazo, une entière efficace, une oreille

Marie BARCELO

 

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