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20 juillet 2008

6 Toros de "Los Bayones" 6

pour :

Antonio FERRERA

Marc SERRANO

SANCHEZ VARA

½ arènes. Temps orageux. Averses dès la moitié de la première faena

6 toros de Los Bayones, très bien présentés, plus forts les deux premiers. Les 4ème (indulté) et 5ème (Vuelta al ruedo) offrirent cependant un jeu supérieur. Le reste de la course fut maniable sans toutefois s’employer avec grande race.

 

Antonio Ferrera : De saumon et or. Ovation et deux oreilles et la queue symbolique.

Face à un premier toro dont le fond était de qualité, le torero extremeño réalisa un toreo engagé et sincère. Il le lidia par le bas dès les premiers capotazos, tout en le menant vers le centre. Le puyazo fut fort et long ce qui ne manqua pas de diminuer les forces de l’animal. Après un long effort, le tercio de Banderille partagé avec Sanchez Vara lui permit de retrouver de l’air, les maestros laissant toujours le Los Bayones à son avantage. Malheureusement le toro s’éteint et se réserve lors du dernier tiers. Ferrera mis à la faena l’entrega et l’Alegria dont le taureau pâtissait. Après une bonne estocada, il écouta une ovation.

Le lio se forma avec le quatrième exemplaire, lorsque la pluie s’estompa. Un  animal bien fait, sérieux de tête qui aurait pu être lidié dans n’importe quelle plaza de premier rang. L’animal eut de la bonté, de la bravoure franche et brute, typique à l’encaste Atanasio, Lisardo. Face à lui, Antonio Ferrera se montra créatif et engagé, alliant profondeur dans les muletazos avec une intelligence particulière. En effet, il sut effacer les défauts du taureau, et mettre avec lui un public refroidi par les intempéries. La musique parvint à jouer à trois reprises, Ferrera tentant coûte que coûte de gracier Cantino. Le mouchoir orange tomba et Cantino rejoindra ses pâturages natals.

 

Marc Serrano : De Bleu azur et or. Silence et deux oreilles.

Alors qu’il éprouva quelques difficultés pour trouver le bon rythme devant un animal compliqué et réservé, sorti en seconde position, il s’accorda avec facilité face à un exemplaire brave et de grande classe lidié en cinquième position. Effectivement, s’il connut un échec à l’épée face au premier, le taureau s’étant éteint complètement au centre de la piste, il sut reprendre le bon chemin et offrir aux aficionados des détails de toreo pur et relâche, en particulier sur le coté gauche. Le bicho, aussi bon que le précédent (d’après le ganadero), voire meilleur,  s’employa avec race sur la corne gauche, allant jusqu’au bout du muletazo, le museau au raz de sol. Marc réalisa une bonne faena, voulut pardonner la vie à   mais cette fois ci la présidence ne céda pas. Après une grande estocade, il put parcourir le ruedo deux oreilles en main.

 

Sanchez Vara : Bleu roi et or. Deux oreilles et ovation.

Pour la troisième année consécutive, Sanchez Vara était annoncé à Chateaurenard, et pour la troisième année il triompha à nouveau avec force. C’est bien lui qui lança l’après-midi. Sous le déluge, il s’engagea sans mettre de limites au quite, par chicuelinas puis à la muleta, les toreros ayant décidé de ne plus banderiller. Avec temple et douceur, il réussit à contenir la charge de ses deux exemplaires, les deux qui offrirent le moins de possibilités. Son courage et son aficion réussirent à convaincre le public. Il coupa ainsi les deux premières oreilles de l’après midi. Face au dernier de la course, il torea avec beaucoup de gout et de savoir faire. Ceci dit, le manque de caste de l’animal fit que la faena ne prit jamais son envol. Ovation.

Les trois toreros sont sorti en triomphe en compagnie du mayoral de la ganaderia.

Un trophée fut remis au ganadero et au mayoral en début de course.

Julien AUBERT

Reportage photographique : Daniel CHICOT photos

 

 

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