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27 juillet 2008 (soir)

6 Toros de "VICTORINO MARTIN " 6

pour :

Fernando Robleno (Espagne) : Oreille et Ovation
Luis Bolivar (Colombie): Oreille et Ovation
 Alberto Aguilar (Espagne) : Oreille et Oreille

 

Fernando Robleno (blanc et or rématé de noir) réceptionna son premier toro de manière volontaire et posée dès le départ bien qu'il fut difficile de lui lier les passes et de le soumettre. Il montra d' ailleurs quelques signes de faiblesse avant la première pique. Il prit deux piques en poussant avec modération. Robleno débuta sa faena par le bas mais le toro montrait déjà sa tendance à se coller sur le côté gauche. Il démarra donc à droite et tenta d' allonger le bras au maximum afin de palier à une charge très courte et avisée. A gauche il se croisa beaucoup en cherchant le placement parfait mais il fut tout de même difficile de finir les passes. Il reprit ensuite la main droite et se fit violemment accrocher. Il réessaya à gauche et se mit le public dans la poche, profitant d'une émotion encore présente pour lier trois naturelles inespérées. Il continua ensuite sur une série supplémentaire impressionnante de courage et d' engagement. Une entière engagée, reflétant le ton de toute sa faena. Il coupa une oreille.

Son second pesait 725 kilos, long comme un train, freinant dans chaque passe. Après trois piques et muleta en main notre torero s'aperçut rapidement que ce toro posait des difficultés sur la corne droite. Il choisit donc la main gauche mais ce dernier lui sauta littéralement à la gorge. Il lui donna donc une série par le bas afin de le châtier et de le préparer à l' estocade. Il le tua d' une épée entière.

Luis Bolivar ( blanc et argent) débuta à la cape en le menant bien au centre mais son adversaire réagit de mauvaise manière en regardant au dessus du capote. Après trois piques d'une distance raisonnable mais sans entrain il débuta avec assurance et facilité à la muleta. Il la lui présenta d'ailleurs bien devant et parfaitement et resta immobile face à de nombreuses hésitations de la part de ce toro. Plusieurs fois il lui mis la muleta sous le museau et ce dernier ne bougea pas d'un cil. Puis quand il le fit démarrer il lui lia des derechazos d'une profondeur et d'un charisme convaincants. Il fut très torero, prenant le temps d'exécuter chacun de ses mouvements, comme pour mieux le toréer ensuite, très calme. A gauche il n'insista pas et reprit la main droite avec succès. Une entière lui valut une oreille.

Face à son second plus bas mais plus armé encore et astifino, il nous servit de bonnes véroniques. Après trois grosses piques il vit son début de faena compliqué par cet opposant qui avait déjà tendance à se coller, et ce sur les deux cornes. A gauche il tenta intelligemment de lui chercher l'oeil contraire tout en toquant avec douceur. Il solutionna petit à petit les problèmes bien qu' il n'insista pas sur la corne droite, la plus avisée. Il le tua d'une trois quart de lame en place.

Alberto Aguilar (bleu ciel et or) le nouveau protégé de Stephane Fernandez Meca, fut excellent à la cape, recevant son adversaire par véroniques engagées, templées et liées. Il reçut d'ailleurs une ovation légitime de la part des arènes entières. Après deux bonnes piques de Gabin, suffisamment brève pour conserver la mobilité apparente de ce toro, Aguilar protagonisa un bon tercio de banderilles. Muleta en main il l'attendit au centre de la piste, la main droite présentée bien devant lui. Il se livra de suite au toro, peut être trop vite car sous cette charge allègre subsistait tout de même une tendance à donner de violents coups de tête. Aguilar le comprit rapidement et agit en conséquences: allongeant les distances et redoublant d'envie et de technique, se déplaçant toujours vers l'avant, condition nécessaire pour réussir à peser sur ce toro. Il en fut ainsi sur trois séries vibrantes , le compas ouvert et le regard alerte. A gauche il se posa, se tourna quasiment face au toro, et ivre d'engagement il l'embarqua sur trois naturelles exemplaires et frissonnantes tant elles frôlèrent son corps. Deux pinchazos puis une entière. Il coupa une oreille.

Sa réception de cape fut de même facture face à son deuxième exemplaire (plus haut que lui), tout aussi volontaire  et enthousiasmant. Après trois piques il assure à nouveau un bon tercio de banderilles avec une certaine présence en piste et des paires toujours dans le berceau des cornes. Et c'est encore au centre de la piste qu'il décida d'attendre son adversaire, le toquant à  dix mètres, et liant une série de derechazos à la profondeur affinée et dangereuse à la fois. Quelle décision! D'autant plus qu'à la troisième passe le toro relevait systématiquement la tête à hauteur de sa gorge, amenuisant une mobilité pourtant abondante au départ. Aguilar tenta ensuite de le toréer à gauche. Aussi compliqué que ce fut il fit l'effort, se relachant parfois avec élégance et toreria. Il osa même une série de molinetes arrachés mais tentés avec mérite. Il pincha une fois puis le tua d'une entière et coupa une oreille.

Prix du meilleur torero de l'après-midi: Alberto Aguilar

Prix du meilleur piquero: Gabin Rehabi

"La Lagrima"

Reportage photographique : Daniel CHICOT photos

 

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