image
logo

corridafrance.fr

eltico.org

observaoire

REPORTAGES :

Temporadas : 2006 / 2007 / 2008

Campo

EXPOS : 2004 / 2005 / 2006 / 2007

BILLETS / PHOTOS :

jean louis Jean-Louis LOPEZ

jacques Jacques LANFRANCHI

DANIEL Daniel CHICOT

 

TOROS DE FRANCE

CARTELES / ARCHIVAGE

AUTEURS TAURINS

LIENS

CONTACT

LIVRE D'OR

MAILING LIST

LEXIQUE

LA CORRIDA / HISTORIQUE

 

BEAUCAIRE

26 juillet 2008

6 Novillos de "Pablo MAYORAL " 6

pour :

Mario Aguillar (Mexique)
Marco Leal (France)
 Sergio Pulido (Espagne)

Demi entrée. Après-midi agréable, sous le chant des cigales. Le vent commença à souffler en milieu de faena du sixième novillo.

6 Novillos de Pablo Mayoral, d'origine Santa Coloma, maniables en général et harmonieusement présentés. Les deux premiers furent peu évidents, s'employant peu. Le troisième dévoila beaucoup de classe capote puis une bravoure prononcée au cheval. Il alla par la suite « à menos ». Les quatrième et cinquième furent les meilleurs de l'envoi dont la classe caractéristique aux Santa Coloma se dévoila lors des faenas respectives. Pour :

Marco Leal : Violet et or. Silence et salut au tiers.

Mario Aguilar : Bleu et or. Silence et ovation après avis.

Sergio Pulido : Rose et or. Silence après avis aux deux.

Bien souvent le manque de classe des taureaux dénote les faenas. Pourtant, lorsqu'un Santa Coloma humilie, ce n'est pas de classe qu'il manque. C'est peut-être l'un des encaste qui possède le plus de classe lorsque l'on conserve le type originel du taureau propre à son encaste. Bien que l'ensemble de la novillada fut inégal, les novillos sortis en quatrième et cinquième position dévoilèrent une bravoure prononcée alliée à une grande classe. À Contretemps.

Marco Leal qui ouvrait le bal hérita d'un animal qui offrit peu de possibilités. Bien que venant de loin au cheval, il ne lutta jamais avec classe et se réserva à la muleta. Le novillero arlésien le toréa intelligemment, conservant la distance adéquate et laissant l'avantage au novillo par des séries à mi-hauteur. Il conclut sa faena par deux pinchazos et une entière tombée. Silence.

Face à l'excellent quatrième, Marco prit un réel plaisir. Un « toreo » véritable, par le bas, profond et harmonieux. Dès les premières passes au capote, le novillo laissa entrevoir une grande classe. Il pris tous les « engaños » par le bas, répéta avec vibration. Le jeune novillero brilla lors d'un quite envolé par Lopezinas puis fit monter une intense émotion sur les gradins lors de fabuleuses paires de banderilles, clouées entre les cornes. Si l'on ajoute au temple et à la classe naturelle du novillo Santa Colomeño  la douceur innée que possède Marco, la dimension qu'il donne à chaque passe, sa technique, son engouement et sa fermeté, on transforme une bonne faena en détails savoureux. Par exemple, un changement de main exquis, mené vers le bas, peint sur le sable. Malheureusement, comme ce fut le cas lors des six faenas, l'épée ne porta pas ses fruits, et le novillo s'en alla sous les applaudissements mais avec ses oreilles.

Mario Aguilar laissa aussi une grande impression même s'il ne fut capable de concrétiser ses bonnes intentions, lui aussi, pour cause de mauvais maniement des aciers. Le torero mexicain montra au public gardois avec quelle lenteur il sait conduire les capes et canaliser les charges de ses adversaires. Malgré les difficultés de son premier adversaire sur la corne droite, il sut profiter des bonnes dispositions de la bête sur la corne gauche. Le novillo s'employait plus, il allait loin après le muletazo, ce qu'il comprit rapidement. Lors d'un pecho sur la corne contraire il se fit surprendre et l'animal lui infligea une volterata d'une violence incroyable. Visiblement très atteint, le novillero parvint toutefois à se relever et, avec grand pundonor, rejoindre le combat. Il ne put tuer correctement et perdit les trophées. Devant un bon exemplaire, le cinquième, il perdit aussi les oreilles à l'épée alors que les intentions étaient bien la. Quite par delantales, grand poder du novillero, plasticité des naturelles, profondeur des muletazos face à un exemplaire brave et encasté de Pablo Mayoral. De la grande classe. À nouveau, à contrepoint.

Sergio Pulido parut un peu dépassé bien qu'il toucha un lot moins adéquat. Cependant, le sixième novillo alla à mas et, peut-être si le vent avait moins gêné, il aurait pu nous montrer d'autres manières. Une tarde Sans pour lui.

Julien AUBERT

Reportage photographique : Daniel CHICOT photos

 

RETOUR

occterra