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31 août 2008

6 toros de VALDEFRESNO 6

pour

Enrique PONCE

"El Cid"

Miguel Angel PERERA

 

Temps ensoleillé, no hay billetes

Enrique Ponce (bordeaux et or): C'est dans une ambiance sympathique, secouée d'une rumeur languissante que débuta cette corrida avec un premier toro de Valdefresno digne de Las Ventas. Enrique Ponce prit d'abord la mesure à la cape avec un détachement si élégant, doublé d'une douce facilité. Il le mena ensuite deux fois au cheval. A la muleta l'animal fut noble mais cette qualité fut ternie par un manque de race évident. Ce fut d'ailleurs le ton de toute la corrida. Malgré tout Ponce utilisa sa grande technique pour lui voler une ravissante série à droite. Il ne fut ensuite pas évident de tuer ce toro fuyant et longeant les planches, titubant déjà au moment de lui porter l'estocade. Quelques pinchazos et un coup de descabello.

Il mena deux fois son deuxième exemplaire au cheval avant de débuter muleta en main par de sublimes doblones, et terminant par un éloquent trincherazo.

Il fit de l'élegance et de l'harmonie les maitres mots de sa faena, de chacun de ses gestes, chacun de ses assauts déterminés et ô combien appréciés. A droite il alimenta l'alegria en insistant beaucoup sur le toque, bien que parfois à l'extérieur. Un pinchazo, un entière. Une oreille.

 

El Cid (violet et or): Il passa plus de temps à essayer d'interesser son toro qu'à le toreer à la cape. Apres deux longues piques c'est lui aussi par doblones qu'il commença à la muleta, se méfiant légitimement de la corne droite. Il commença donc à gauche parvenant à lier une formidable série de naturelles, pensant toujours à rappeler le toro de la voix à la fin du muletazo afin de ne pas le laisser s'enfuir et le garder au centre du ruedo. Puis il termina en démontrant qu'il ne lui fallait pas plus de trois passes pour enflammer le public. Une entière quelque peut en arrière fit tarder la mort de ce toro, un coup de descabello qui ne le priva pourtant pas d'une oreille.

Après un début très habile voire facile à la cape il emmena deux fois son toro à la pique . C'est au centre de la piste qu'il l'attendit ensuite, liant d'entrée une bonne série droitière, profitant de la noble charge de cet adversaire, bien que plutôt faible. Petit à petit les passes se lièrent dans un rythme étudié, templé et d'une fermeté aux traits presque trop sévères. Ce toro fut noble mais nécessitant une muleta toujours présentée bien sous le museau, ce que notre torero fit sans arrêt, aguantant beaucoup ses hésitations finales. Un pinchazo, une entière. Deux oreilles.

 

Miguel Angel Perera (bleu et or) : Son premier toro ne fut pas évident à la cape, sans entrain et forçant le torero à beaucoup l'attendre. Il prit deux piques. C'est en marchant tranquillement que Perera débuta à la muleta, faisant preuve d'un calme et d'une position toujours immobile... déroutant...

A droite il se posa sur les reins avant même que le toro s'arranque, provocant un effet de relachement et d'entrega total. A gauche il l'attendit toujours la main devant et très basse, peignant sur le sable des naturelles d'un certain charme, interrompu malheureusement par cette tendance récurrente du toro à s'enfuir. Un pinchazo, une entière. Une oreille.

Son deuxième fut changé par un sobrero du même élevage qu'il torea tout aussi à l'aise à la cape, donnant presque l'impression de tienter une vaquilla. Muleta en main il tenta d'allonger au maximum la charge de ce toro noble mais portant les mêmes signes de mansedumbre que les précédents. Il sut malgré tout capter son attention ainsi que celle du public par sa fidélité au statique, surtout sur deux cambios survenus au beau milieu de la faena à la surprise générale. Une entière efficace, deux oreilles.

Marie BARCELO

Reportage photographique : Roland COSTEDOAT (Terres Taurines) photo

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