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Torero ...

julien

Il est des périodes difficiles lorsque l'on épouse la profession de torero. Pour un matador de toros, les premiers mois qui suivent l'alternative sont souvent une épreuve délicate à vivre au quotidien.

Lorsque le doctorat est passé au mois de juin, c'est une histoire encore plus compliquée. Les cartels de l'été sont rématés. Ceux de l'automne récompenseront les triomphateurs du marathon estival. Les figuras, elles toréent de toutes façons. Elles sont les valeurs sûres pour tout organisateur. Celles dont le seul nom assurera une belle entrée, si ce n'est un "no hay billetes", on l'a vu récemment en terres biterroises.

Et lorsqu'il est français, de surcroît, sauf à faire partie d'une "grande maison" qui assurera sa présence dans les cartels très rapidement, mais sera tout aussi prompte à l'éliminer si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le jeune matador de toros est contraint d'attendre un hypothétique désistement, ou un remplacement pour cause de blessure. Il faut alors se tenir prêt, tant physiquement que moralement. Car si une occasion se présente, il faudra être à son maximum ; ne pas se louper au risque de disparaître définitivement de la mémoire des empresas. Alors le jeune torero fait de longs footings. Au fond de son jardin, il torée toutes sortes de toros invisibles ; des nobles et des compliqués ; des commodes et des laids mais, dans tous les cas, il triomphe fort. Il se montre aussi, partout. Partout où l'on parle le language qu'il connaît le mieux, celui des toros. Il lui faut alors se comporter en torero. Être torero, c'est un art de vivre, une façon d'être avec ou sans les toros. Et puis il faut aguanter le téléphone. Et il est compliqué, celui-ci. Il ne faut pas se montrer trop empressé, au risque de déplaire, mais pas non plus trop naïf, car ça ne pardonne pas dans le milieu... Pour le jeune torero, la troisième corne, c'est le téléphone... C'est celui qui fait et défait les carrières.
santo
santo

Et puis de temps à autres, des occasions de "toucher du toro" se présentent. Tel club taurin organisera sa fiesta campera annuelle, et fera appel à celui qui est disponible et qu'on a envie d'aider. Que ne ferait-il, de toutes façons, pour jouir à nouveau de ce souffle chaud autour de sa ceinture, de l'odeur du fauve qui imprégnera son "traje corto" ? Des centaines de kilomètres pour ... même pas les frais. Mardi dernier, notre cinquantième (et dernier en date) matador de toros a tienté. Certes, ce n'est pas la première fois qu'il torée cet été, depuis son alternative. Mais cette tienta avait un parfum tout particulier, elle joignait l'utile à l'agréable.

Dans les installations aimablement mises à disposition par Olivier RIBOULET, lui-même officiant de piquero, la ganaderia BARCELO a organisé son premier tentadero depuis sa création. Les vaches n'étaient pas nées sur le campo Saint-Justois, mais achetées récemment en ESPAGNE, d'origine "Marques de Domecq" par Santafe Marton. Qu'importe, quand il s'agit du futur sang d'un élevage, le moment est d'importance. Et Julien DUSSEING "El Santo", aidé en celà par un bétail de qualité, a fait montre de sa finesse et de réelles qualités artistiques. Une "demi-lopezina" ratée par l'oeil du photographe, mais appréciée de tous et quelques naturelles allurées ont enveloppé la soirée d'un doux parfum de duende.

Notre compañera Marie BARCELO a elle aussi repris les trastos pour l'occasion, et n'a pas manqué d'élégance sur quelques séries à gauche, malgré un sorteo plutôt défavorable.

N'oublions pas le fidèle "Miguelito", qui est venu assurer la brega pour ses amis.

Enfin bref, un moment de vie simple et à la fois si vrai dans les milieux de l'élevage et du toreo aux destins si intimement liés. Olivier RIBOULET faisait remarquer qu'en trente ans, seuls deux ou trois de ses confrères sont venus tienter chez lui. Il a rajouté que celà lui faisait plaisir d'aider ces nouveaux venus, et n'a pas manqué de leur prodiguer quelques conseils tout en insistant sur la qualité du bétail qu'ils ont acquis.

 

marie

Alors que les derniers feux de la temporada s'illuminent, chacun est reparti en songeant à la prochaine : Le Maestro l'espère remplie de toros qui lui laisseront leurs oreilles et les ganaderos de beaux veaux issus des quatre vaches qui ont réussi, ce mardi de fin d'été, leur examen de vie.

Laurent DELOYE "El Tico"

 

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