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Jacques

LE TIERS DE PIQUE SUR LE CARREAU ?

 

PIQUE Le 25 octobre 2008 la Fédération des sociétés taurines de France (fstf) a organisé son assemblée générale à Arles chez l’un de ses sociétaires la Muleta. Dans le cadre de cette AG, a été monté une énième colloque-débat sur le premier tiers dit tercio de varas. Etaient présents au palco, Laurent Giner président de l’ANDA, présence un peu délétère compte tenue de l’implosion de ce mouvement lors de leur AG arlésienne 15 jours plus tard. Roger Merlin président de la FSTF , Jean Charles Roux (revue Toros), Michel Volle, presse taurine, Yannick Jaoul la Muleta, Dominique Dubois union des ct pr Alain Dervieux, élu UVTF.

Les professionnels de la tauromachie étaient représentés par Hubert Yonnet éleveur, Alain Bonijol cuadra de caballos et Gérard Bourdeau association des vétérinaires taurins.

Devant les questions à traiter, « à débattre » on regrettera l’absence

à la tribune de Philippe Heyral dont le nom symbolise une grande Histoire hexagonale de la pique, et surtout aucun piquero, aucun torero.

Avant une mention spéciale à André Viard dont le dernier opus Terres Taurines numéro 19 était consacré à ce fameux premier tiers, matador de toros, juriste, journaliste reconnu : une absence injustifiée.

Un proverbe espagnol énonce « lo que pago manda » soit en substance celui qui paye commande. L’aficionado paye sa place, l’empresa paye les toros et les toreros et les toreros payent leur cuadrilla…Si le sujet n’était pas sérieux, cela pourrait tourner à la comptine enfantine, d’où l’idée d’une véritable table ronde loin des colloques et autres conférences débats qui débouchent depuis plus d’un demi siècle sur de bonnes résolutions rarement appliquées.

La chronicité de la maladie du premier tiers est bien connue, soyons donc pragmatiques. Certains remèdes sont déjà appliqués et cocorico, ont commencé en France pour exemple la mobilité, la qualité du dressage pour les chevaux de piques qui ont quitté le statut d’hippoimmobile.

Adoption possible d’un matériel de pique nouveau « soit une pique à butoir en forme de citron avec un cône d’acier à la place de la pyramide » (Alain Bonijol) qui permettrait le castigo sans la destruction du toro.

Rôle des clubs d’aficionados pour déjà communiquer auprès de leurs membres ( 10% des aficionados sont intéressés par la pique) et éventuellement proposer des récompenses bien au-delà des corridas-concours, quite à proposer un fonds commun financier inter clubs.

Rôle de la CTEM en définissant le type de sa plaza de une ou deux piques, rôle du vétérinaire dans le palco pour déterminer la pique supplémentaire selon l’état physiologique du toro.

Présidence professionnelle et indépendante avec échange des palcos inter plazas.

Attributions des trophées au torero en fonction de la prestation du piquero pour tordre le cou à cet autre proverbe : « ce n’est pas le piquero qui fait couper les oreilles ».

Il faut sauver le tiers de pique, cela passe obligatoirement par une réforme profonde de cet épisode de la lidia avec pourquoi pas une collaboration professionnels aficionados pour déboucher sur une véritable motion positive (règlement taurin modifié et appliqué) sinon on continuera à brassejer. *

Un bémol : piquer un toro de 500 kg qui arrive à allure soutenue en selle sur un cheval en respectant une région anatomique de 30 cm2 avec un instrument de 10 cm au bout d’un manche de 2 mètres 50 doit donner de l’humilité dans l’analyse et éviter l’intégrisme de certains.

Ou alors doit-on passer directement au dernier tiers?

 

TOMILLO

Evelyne et Jacques Lanfranchi

Novembre 2008

*brassejer en provençal faire de l’air en moulinant des bras.

Dessin de Alain Ripoll "Biquet"

Photo : "Tomillo" de Patrick Laugier "Piedras Rojas" piqué Par Gabin Rehabi sous les yeux de Philippe Heyral

 

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