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Destination ailleurs

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Déjà quelques jours que Pamplona est finie, « ya falta menos » scandent les optimistes pour l’année prochaine.

Plus d’une semaine, pour Céret et encore 10 jours à attendre pour San Sebastian, Bilbao, Dax, Bayonne.

Donc du temps pour l’aficionado, à l’heure de la plage pour certains, un petit Quizz : où ? A donde ? Who ?

A 90 km du Maroc, dans l’océan atlantique, ce qui permit à une tribu berbère de devenir « les Guanches » quand ils colonisèrent le lieu.

A plus de 2000 km de l’Espagne, mais en 1936, Franco le caudillo, fit son départ de ce lieu pour aborder l’Andalousie et…

Région la plus ultra périphérique de la communauté européenne, plaque tournante maritime. Le Dr Alain Bombard démarra avec son fameux radeau « l’Hérétique » pour une transat scientifique moins légendaire que son prédécesseur Christophe Colomb qui laissa la dernière terre européenne avant d’aborder le nouveau monde. Comme cela était d’ailleurs le cas lors du triste commerce des esclaves.

Pour les chocolatitos(émigrés marocains) cette porte de l’Occident se relève souvent un funeste mirage maritime quand leurs « cayucos » (barques) n’arrivent pas.

Un drapeau blanc, jaune, bleu céleste, un climat tropical, un archipel volcanique de sept îles : Tenerife, Grande Canarie, Fuerta Ventura, Lanzarote, La Palma, El Hierro, La Gomera.

Si Señor Canarias !

Cet endroit évoque plutôt le soleil, les sexagénaires teutons et autres anglo saxons surbronzés, survitaminés, surridés superlatifs à tous les étages qui rappellent l’ancienne appellation du lieu « les îles Fortunées ».

Pour les cynophiles avertis l’île aux chiens (cani) évoque le dogue des Canaries, molossoïde très mode en Europe qui va détrôner celui de Naples.

Pour les sportifs : kite surf, planche à voile et autres acrobaties aquatiques évoquent l’autochtone Björn Dunkerbeck multi champion du monde de Wind surf qui succéda dans l’inconscient collectif à un autre saxon : Jean de Béthencourt, un des colonisateurs à l’orée du quinzième siècle.

Dans un inventaire hétéroclite on peut ajouter : volcans, farniente, dromadaires, bananeraies, désert.

Bien loin de la Tauromachie surtout que la communauté autonome des Canaries décréta à une époque l’interdiction des courses de toros.

Seul le nom de Juan Rejòn, l’autre conquistador en 1492, voire la capitale Valverde de l’ilot Hierro peuvent exhaler une petite fragrance taurine.

Et pourtant en 1894 la première corrida est donnée à Santa Cruz de Tenerife l’année où l’Espagne pleurera Espartero tué à Madrid par le célèbre Perdigon de la Ganaderia Miura.

Cette même année notre moustachu national Félix Robert (alias Pierre Cazenave) deviendra à tout jamais le premier matador français à Barcelone.

José Mata naquit à las Tricias (Gran Canaria), son parrain d’alternative Manolo Benitez El Corbobes viendra toréer dans les années 70 lors de ses démêlés financiers avec les « longs cigares » du mundillo juste avant sa première retirada.

Luis Francisco Espla fera sa présentation de novillero sans chevaux le 22/12/1974 à Santa Cruz de Tenerife.

Dans ce même lieu Michel Lagravère coupera les oreilles d’un toro de San Salvador le 17/04/2007.

La dernière corrida eut lieu dans les années 1980, il est vrai que le voyage par mer était pénible pour les toros,

Fait unique, le sobrero (toro de réserve) vécut 15 ans dans les corrales qui devinrent plus tard une résidence hôtelière. C’est le seul toro de tous les temps à finir sa vie en villégiature insulaire.

Mais les Canaries ne sont ‘elles pas un bout de l’Atlantide ? : le Paradis Perdu

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Un grand remerciement pour leur aide à Isa Hernandez et José Amaro (résidants canariens)

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