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jacques lanfranchi
Summertime desde Madrid

 

tomasito Seul un évènement, comme la présentation de Thomas Joubert Bozzi à Las Ventas, pouvait me motiver, j’avais quitté la capitale depuis 18 mois, après que mon ami Pierre Schull ait changé de galaxie.

C’était aussi la présentation de Margaux Laugier, en tant qu’aficionada, pas comme ganadera, quoique…

Ryanair avait fait un effort pour le bleu et jaune de ses sièges, couleurs qui sont aussi celles de la devise de Dos Hermanas. Beaucoup moins sur le pilote, qui avait soit enlevé trop tôt le A sur le fuselage, soit oublié son compagnon pour la conduite accompagnée. Atterrissage flamenquiste.

Le tout associé à un mauvais sorteo pour l’hôtesse dont les yeux de Belphégor cocaïnés était éclairés par un sourire de Flipper le dauphin, jeune.

Pression et température en hausse (35°) comme dans une formule un pour un grand prix, surtout pour les aficionados français : d’où la nécessité de quelques arrêts au stand . Au restaurant le Pozo de Madrid où le cuisinier est devenu asiatique et a trouvé son apodo : Kung Fu. Très intégré il ne jure que par le Real et Contador. A La Suiza où Edicio l’incontournable chef de lidia du zinc connait les racines latines du français mais rien en tauromachie sauf Victorino Martin et Tomasito (su amigo) !

Sur le chemin des arènes, quelques indications de chance, le théâtre Reina Victoria présente Carmen de Bizet et puis passé par la station Sevilla pour arriver au célèbre cosso madrilène. Quel pèlerinage !

Prix défiant toute concurrence (2,5 à 5 euros la place) todo incluido, barrera, contra barrera ect… Surprise de la journée (encore une) le programme édité par la société Taurodelta SA gérante des arènes, illustre le curriculum vitae de Tomasito par un derechazo à un castaño oscuro, le dernier Dos Hermanas d’Arles cette année.

Pour le paseillo le drapeau corse à tête de maure flottera pour la première fois de la journée et de son histoire dans les tendidos de la Mecque taurine.

Pedro Carrero détails de qualités – deux estocades basses.

Fernando Tendero touche le lot de la journée, il manque de peu une oreille voire deux à son second, malheureux avec les aciers.

Notre Tomasito signera, deux superbes quites allurés et une présence en piste où par deux fois, sa cape fut salvatrice pour les banderilleros.

Et puis vint Tutor (tuteur), le 6ième , Jabonero sucio 490 kg.

De dos, debout, au milieu de la piste, à la sortie du toril plus une pascaline, je vous laisse le choix : Tomasine, Bozzicine, Joubertine .

Sur le retour du toro, 10 cm dans le muscle postérieur droit de la jambe.

Blessure presque similaire à celle reçue pour sa confirmation d’alternative par Christian Montcouquiol, Nimeño II le 21 mai 1979 dans ces mêmes arènes.

Pendant la pause d’un garrot, pour arrêter une hémorragie probante, Paquito Leal fit une brega active pour le premier tiers, Frédéric Leal posa deux belles paires- le travail de la cuadrilla permit à Thomas de souffler.

Il exprimera qualité, fermeté, muleta en main, un avis, une grande estocade oui, une grande estocade ; si Señor !

Vuelta fêtée, larmes de fierté, de joie pour le Maestro, d’émotion pour certaines. Salué une dernière fois par l’oriflamme corse et le tendido siete debout, j’y étais !

Deux gamins debout, capotes miniature en main (cadeau du dimanche) observaient un camion blanc, assorti d’une lumière bleue dans le patio de caballos, le dimanche 26 juillet 2009, à 23H à Madrid.

Première leçon de tauromachie : c’est une beauté qui n’est pas un amusement.

Pour le générique de fin : j’avais envie d’écouter la voix éraillée de Janis Joplin, interprétant Summertime, mais nous étions à Madrid, pas à Monterrey.

tomasito

 

Jacques Lanfranchi

28 Juillet 2009

 

 

 

 

 

 

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