Poussières d’étoile

A Monsieur Pierre Schull d’Arles

poussiere

Septembre 2002, présentation du livre sur Pierre, Jean Baptiste et Jacques lui offrent le recueil de ses portadas de la revue Toros où il figura.

En 1959, Simone Signoret offre l’Oscar du premier rôle féminin à La France.

Jean Paul Belmondo dans le film « Un singe en hiver » déclare la même année : « Je serais le plus grand des toreros français, plus grand que Pierre Schull ».

Pour Pierre, ce millésime aura aussi été l’un des meilleurs sur le plan taurin.

Cinquante ans plus tard, Marion Cotillard donne à nouveau un Oscar hollywoodien à l’hexagone.

Pour Pierrot, Jean Baptiste et Sébastien auront arraché de concert durant cette temporada 2007, la Puerta Grande dans le temple madrilène. L’équivalent de la suprême récompense américaine, leur Oscar à eux trois. Le cadeau à leur doyen.

Durant ce même weekend de février, Pierre fera la dernière faena de sa vie terrestre à un manso con genio appelée « cangrejo », le combat durait depuis dix ans sans répit, sans avis.

La blessure fatale fut vasculaire comme celles de Luis Miguel et de Luis Segura, son parrain et témoin de cette fameuse alternative du 12 octobre 1958, il y a un demi siècle.

Une vie en torero et sa conclusion éponyme.

Pierrot peut désormais être à Madrid et en Provence à sa guise.

Il y a des après midi automnales à Arles pour la feria du riz où la tour sarrasine filtre la lumière du soleil, on y voit briller des grains de poussières. Ils seront certainement d’étoile maintenant, surtout quand un français sera en piste …

Vaya con Dios Pierrot

Santiago Lanfranchi

26 Février 2008

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