LETTRE OUVERTE AUX ADVERSAIRES DE LA CORRIDA (ET AUX CASQUES BLEUS DE L'ANIMALITE)

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Tel est le titre d’un des ouvrages de Pierre Mialane, nîmois, chirurgien dentiste aficionado et revistero à la revue Toros, paru en 1981, chez Barnier.

Pierre, que je considère comme un frère ainé nous a quittés en 1997, mais cet ouvrage est certainement plus que visionnaire.

Il est inutile de défendre la corrida au sens où l’entendent ces plus grands avocats, en soulignant ses vertus et ses qualités dont Henry de Montherlant à Jean Marie Magnan, d’Ernest Hemingway à Jean Cocteau, de Michel Leiris à Jean Cau. L’antériorité du combat et le talent sont de fait. La croisade des anti-corridas, l’appellation protectar étant péjorative et il ne faut jamais mésestimer l’adversaire.

Graduellement les armes utilisées dans ce combat ont évolué au delà des mesures demandées sur l’interdiction de l’accès aux spectacles taurins pour les mineurs, le péril étant l’amputation de l’avenir de l’aficion, d’autres menaces existent

Nécessité de matériel médical le plus performant possible dans le cadre de soins médico-chirurgicaux aux arènes qui rentrent dans la législation appelée « obligation de moyens » , ce qui suppose par un raisonnement par l’absurde le dernier matériel de réanimation connu dans l’infirmerie des arènes d’Arles pour la prochaine féria pascale 2008…

Nécessité de suivre à la lettre les consignes sanitaires européennes pour les bovins (bétail brave compris) soit un passage dans des couloirs de contention plus de 4 fois par an pour obtenir carte verte et dab et donc la possibilité de faire lidier les animaux. Il est plus facile d’élever et de faire commerce de hamsters et de tortues californiennes surtout sur le plan sanitaire et législatif.

Il est indiscutable que l’anglosaxonisme de notre société a perverti les réalités. L’ours polaire n’est pas un grand nounours blanc (2m, 300kg), mais un des plus grands prédateurs de la planète au même titre que le lion héros d’un célèbre dessin animé (le Roi Lion).

Nous rappellerons que le mot désignant le mouton et la viande de même animal sont différents en langue anglaise. !

Nous pourrions décliner à l’infini les contre arguments des zoophiles, zoolâtres et autres défenseurs animaliers. Mais la vigilance est de mise devant le côté insidieux de leur lutte.

Finissons ce petit coup de gueule (d’humour) par un extrait de l’ouvrage précédemment cité : «  15 tonnes quotidiennes de déjections canines à Paris et leur risque de contamination microbienne croisée avec l’homme ne sont ‘ils pas déjà un combat citadin à mener en priorité. » Avant de s’occuper de Ferdinand le taureau bucolique avec un trèfle dans la bouche assis au bord de la barrière de l’inconscient de certains…

A Pierre Mialane avec tout mon respect

 

 

 

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